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Guillaume Gillet (Anderlecht U23) sur le Gril : "Lionel Messi ? Il n’a pas touché un cuir contre moi…"

Sur le Gril avec Guillaume Gillet

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Il vient d’opérer " un choix cornélien " (sic) en tranchant entre ses deux clubs de cœur, en faveur des U23 mauves plutôt que pour une dernière pige au FC Liège. Il évoque Marcin Wasilewski, le 4-3-3, Herman Van Holsbeeck, le réchauffement climatique, Matias Suarez, le trou noir d’après-carrière, Casper Nielsen, la D1B et Mark van Bommel. Mais aussi Kevin Mirallas, les saltos, Léo Dubois, la petite faute loin du but, l’Union St-Gilloise, le padel, Sergio Conceiçao et Franck Ribéry. Et surtout… le double maillot pour échapper au carton jaune. Guillaume Gillet (Anderlecht) passe " Sur Le Gril ".

38 ans depuis début mars mais toujours le même sourire juvénile, la mèche adolescente… et les plaquettes choco : Guillaume Gillet raccroche les crampons de l’élite avec l’allure d’un jeune premier… et la feuille de route du grand frère. Il coche la case de joueur +23 dans l’effectif des jeunes Mauves chargés d’étrenner la formule de la D1B new-look, incluant désormais 4 équipes Espoirs.

Je dois encore passer mes tests physiques… mais je n’ai pas trop peur de les rater " rigole l’ex-marathonien du Sporting (330 matches pros sous la casaque bruxelloise). " Malgré mon âge, la dernière saison s'est bien passée côté douleurs, je n’ai rien ressenti. J'espère impressionner mes jeunes coéquipiers à la reprise : qu’ils ne croient pas que je viens juste jouer les nounous, je serai là pour les tenir à niveau et leur apprendre des choses ! Mes paramètres physiques sont très bons, j’ai toujours eu de la chance à ce niveau-là : même en ne faisant rien pendant les vacances, j’étais tout de suite fit ! Je ne sais pas d’où je tiens ça, mais ça a toujours été mon grand atout. On ne va pas se mentir : comme chaque joueur de mon âge, je commençais à me poser des questions sur l’après-carrière. Et des ex-joueurs me disaient : ‘Tant que tu peux continuer, continue longtemps, profite à fond ! Parce qu’après, c’est autre chose, le fameux trou noir…’ Le foot occupe ma vie depuis mes 5 ans quand même… Et je n’étais pas prêt à arrêter, ni physiquement, ni mentalement… Si j’essaie encore mes saltos comme lors de mes goals à Anderlecht ? Euh… le dernier, c’était à Lens, et il ne valait pas 5 sur 10. Le dos commence à le sentir… "

Guillaume Gillet sous les couleurs de Waasland-Beveren
Guillaume Gillet sous les couleurs de Waasland-Beveren © BELGA

" Pas de tchic et tchac… "

La saison prochaine en D1B, chaque équipe d’U23 aura le droit d’aligner au moins un élément plus âgé (peut-être même un 2e, les négociations sont en cours). Avec possibilité pour les jeunes de faire l’ascenseur vers l’équipe A… mais pas pour le doyen.

C’est vrai que mes copains à l’étranger m’ont demandé si je n’étais pas un peu con (sic) d’aller, à 38 ans, me mêler à une équipe d’ados (NDLA : La Gantoise a fait la même approche auprès de Christophe Lepoint, 37 ans). Mais je trouve, au contraire, le projet très excitant : je vais chapeauter ces jeunes sur le terrain et en-dehors, leur transmettre mon expérience. Leur donner les petits trucs sur les phases arrêtées, comment mettre le pied pour empêcher l’adversaire de sauter, glisser le coude ou faire la faute à 50 mètres du but… pour ne pas devoir la faire plus près de la zone de danger, etc. Leur transmettre ma soif de gagner et d’aller au bout d’eux-mêmes. Mais je ne leur dirai jamais de faire de sales fautes : dans ma carrière, j’ai toujours été un râleur, mais je n’ai pris qu’une seule carte rouge… qui était en fait une double jaune. Vous savez, chez les jeunes, le foot reste d’abord un loisir. Chez les pros, le football devient un métier d’adultes où on signe des contrats et où on n’est plus là pour rire ou faire des talonnades ! (sic) Ça me rappelle Georges Leekens qui nous disait à Gand : ‘Pas de tchic et tchac : on mène 1-0, on ferme la baraque, on prend les valises et on s’en va !’ Finalement, il n’avait pas tort… " (clin d’œil)

" Ramener un titre Made In Neerpede… "

La D1B, Gillet connaît : il vient d’y passer 6 mois, après sa fin de période carolorégienne en forme de couac.

A Waasland-Beveren, j’ai tout joué et des équipes comme Westerlo pratiquent un très bon football, digne de la D1A. On dit souvent qu’en D1B, on se rentre dedans mais je ne suis pas trop d’accord : ce sera un bon écolage pour les jeunes d’Anderlecht, qui ont peut-être trop l’habitude de gagner facilement en équipes d’âge. A Neerpede, on met l’accent sur la technique mais aussi de plus en plus sur l’aspect mental, sans lequel il est impossible de percer. On l’a bien vu avec des jeunes comme Kristian Arnstad et Julien Duranville qui est entré à Bruges, le talent est exceptionnel à Neerpede. Le but est d’amener ces pépites à maturité le plus vite possible : c’est un fameux changement par rapport à l’époque des Romelu Lukaku ou Youri Tielemans, où on ne lançait qu’un jeune de 15-16 ans à la fois. On veut continuer à jouer de manière dominante, et avec de plus en plus de jeunes : peu de clubs au monde peuvent en dire autant…  Rebâtir à court terme un Anderlecht champion Made In Neerpede ? Pourquoi pas ? " (clin d’œil)

Guillaume Gillet : 8 saisons à Anderlecht
Guillaume Gillet : 8 saisons à Anderlecht © BELGA

" Anderlecht ne doit avoir peur de personne "

On le sait maintenant, ce chantier se poursuivra sans Vincent Kompany. A l’heure de cette interview, menée en début de semaine, le coach mauve n’avait pas encore acté la séparation avec sa direction.

" On a vu cette saison de très bons joueurs, comme Sergio Gomez et Joshua Zirkzee… même si certains, prêtés, vont devoir repartir. Ça, c’est la réalité financière… Et au final, il n’a pas manqué grand-chose pour jouer le titre : l’Union a livré une saison fantastique… mais Bruges n’a pas été aussi dominant que les années précédentes ! Anderlecht ne doit pas avoir peur de la concurrence : le Sporting est un institut, ce club rime avec culture de la gagne, il doit continuer à dire ‘On est Anderlecht, on veut jouer pour être champion !’ Et le plus vite possible ! Car cinq ans sans titre (NDLA : le dernier sous René Weiler, en 2017), c’est une éternité pour les supporters… "

" Casper Nielsen me fait penser… à moi "

Autres tendances qui n’ont pas échappé à Guillaume Gillet : la chute du coefficient UEFA du foot belge et la revente de nombreux clubs à des groupes étrangers. Notamment américains comme dans le cas du Standard… et du dernier employeur de Gillet, Waasland-Beveren.

" J’ai un peu du mal à imaginer que des blasons immortels comme ceux du Standard… et même d’Anderlecht passent un jour sous bannière étrangère. Mais on voit ça partout dans le monde… et parfois ça tourne mal : regardez des clubs mythiques comme Hambourg ou Schalke 04 en Allemagne qui sont descendus en D2… Donc il faut être vigilant. Ce qui est sûr, c’est que l’argent gouverne tout aujourd’hui… On a tous vibré cette année en voyant l’aventure de l’Union, qui a failli refaire le coup de Leicester en en 2016. D’ailleurs, sans les Play-Offs, l’Union était championne ! J’ai tellement mal pour eux… (sic) Mais il faut reconnaître que l’Union a peut-être aussi souligné le recul des grands traditionnels… Ça va les pousser à se réveiller ! (clin d’œil) Deniz Undav, quel superbe attaquant, quels goals incroyables il a marqués ! Mitoma aussi ! Et Casper Nielsen, quelle machine ! J’adore le voir jouer : il me fait penser à moi plus jeune ! " (clin d’œil)

Guillaume Gillet sous le maillot carolo
Guillaume Gillet sous le maillot carolo © BELGA

LE ONZE DE SA CARRIERE

Gand, Anderlecht, Nantes, Bastia, Olympiakos, Charleroi : Gillet en a côtoyé, de beaux bébés…

Pour mon équipe de rêve, je mets Silvio Proto au but. En défense, Léo Dubois (ex-Nantes, aujourd’hui Lyon), Roland Juhasz, Cheikou Kouyaté et Olivier Deschacht. Oui, je sais, ça fait beaucoup de mauve… (sourire) Au milieu, je ne me mets pas… vu que je suis le coach (clin d’œil) : je mets Lucas Biglia, Valentin Rongier (ex-Nantes, aujourd’hui Marseille) et Marko Marin (ex-Anderlecht et Olympiakos, aujourd’hui Ferencvaros). Et en attaque, Romelu Lukaku, Matias Suarez et Mbark Boussoufa. Mais je pourrais aussi mettre Milan Jovanovic, Dieumerci Mbokani et Bryan Ruiz. Le meilleur de tous ? (Sa réponse fuse) Mati Suarez ! La classe à l’état pur ! Et Boussoufa aussi ! "

LES PETITS PAPIERS

Le moment venu des petits papiers : parmi une quinzaine de papiers-mystères, il en choisit 5 au hasard. Et commente.

PREMIER PAPIER : RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE. " Ah, c’est ce que mes enfants apprennent chaque semaine à l’école ! Forcément, ça nous touche tous, on a tous un rôle à jouer au quotidien pour améliorer le futur de nos enfants… Sans quoi, ils vivront dans un monde dégueulasse ! (sic) Le Mondial au Qatar avec ses stades climatisés ? Le football est tellement piloté par l’argent, il y a des choses qui nous dépassent. Mais j’ai du mal à comprendre quand on voit l’importance des enjeux climatiques… " (Il soupire)

Guillaume Gillet et Herman Van Holsbeeck lors du transfert de 2008
Guillaume Gillet et Herman Van Holsbeeck lors du transfert de 2008 © BELGA

DEUXIEME PAPIER : HERMAN VAN HOLSBEECK (Il grimace). " Je ne peux pas du tout juger ce qui lui arrive et ce dont on l’accuse, car je n’ai aucune connaissance du dossier. Moi, je garde l’image de la personne que j’ai connue : Herman est le dirigeant qui a voulu m’attirer à Anderlecht, le club de mes rêves. Rien que pour ça, je lui serai toujours redevable. Au fils des années, on a appris à se connaître et à s’apprécier. Donc j’ai mal pour lui aujourd’hui… Si j’ai encore des contacts avec lui ? Non… C’est aussi typique du monde du foot : vous vivez des émotions très intenses, vous partagez le vestiaire avec des gens que vous voyez davantage que votre propre famille… puis plus rien car chacun poursuit sa route. C’est un peu le côté difficile de ce milieu… Au Bayern, ils organisent des matches-jubilés régulièrement pour réunir les anciens… "

TROISIEME PAPIER : PADEL. C’est ma nouvelle grande passion, j’ai même investi dans un club près de Liège avec mon ami Steve Darcis, et ça marche du tonnerre ! Ce qui est bien avec ce sport, c’est que peu importe l'âge, la corpulence ou le niveau technique, on peut très vite s’amuser… beaucoup plus vite qu’au tennis. C’est convivial aussi car on joue en équipes : ça me permet de râler sur mon partenaire… car moi, évidemment, je ne fais jamais d’erreurs ! (clin d’œil) Mais je m’énerve autant qu’en foot, si pas plus… car en foot on est 22, alors qu’ici je suis en lutte avec moi-même. Mon fils de 10 ans est comme moi, une copie conforme de son père : dès qu’il perd, il pète un câble… mais lui sort de son match, alors que moi j’avais cette faculté de vite tourner le bouton. Je dois encore lui apprendre à relativiser… "

Guillaume Gillet au charbon avec Marcin Wasilewski
Guillaume Gillet au charbon avec Marcin Wasilewski © BELGA

" Wasyl est un grand Nounours ! "

QUATRIEME PAPIER : MARCIN WASILEWSKI. Ah, le grand nounours ! Je l’ai revu au jubilé d’Olivier Deschacht, avec d’autres comme Bart Goor, Besnik Hasi ou Roland Juhasz : c’est un mec très attachant, si généreux… et qui a le Sporting dans la peau, il a même tatoué l’écusson du club sur son mollet ! Sur le terrain, c’était un guerrier : même à l’entraînement, on avait peur de lui… il ne fallait pas essayer de lui mettre un petit pont ! (clin d’œil) Mais dès l’entraînement terminé, c’était une crème d’homme ! On était concurrents pour le même poste, mais il n’y a jamais eu d’animosité. "

CINQUIEME PAPIER : 4-3-3. " Mon système de jeu préféré ! C’est le plus offensif, le plus joueur. C’est dans ce concept que j’ai joué mes meilleures saisons, sous Ariel Jacobs. Je faisais partie du triangle médian, et même parfois je jouais ailier droit : j’ai marqué 19 buts cette saison-là ! Quand on veut développer un football dominant, c’est vraiment l’arme absolue. Après, il faut les joueurs pour le faire… Un bon coach est celui qui adapte son système aux joueurs dont il dispose… ou alors vous arrivez dans un club et on vous donne le budget pour acheter les joueurs que vous voulez ! (clin d’œil) La tactique m’a toujours intéressé et je vais bientôt décrocher mon diplôme UEFA-A. Mais plus que la tactique pure, les joueurs doivent savoir ce qu’ils doivent faire sur le terrain et ce qu’on attend d’eux. En équipe U23, je serai l’ancien mais aussi un peu le T2 : d’après nos premières discussions, l’idée est que toutes les équipes jouent dans la philosophie de l’équipe Première. Une même colonne vertébrale, de sorte que quand un jeune arrive en équipe A, il sache exactement ce qu’il doive faire. Qu’il soit prêt pour le foot adulte… "

Guillaume Gillet de retour au Parc
Guillaume Gillet de retour au Parc © BELGA

LE QUESTIONNAIRE-EXPRESS

Les Diables vont-ils gagner le Mondial au Qatar ? " Si je dois être honnête, je vais dire non… Je dirais qu’ils ont 3 chances sur 10. Je pense que les Diables avaient davantage ce costume de favori lors des tournois précédents… Espérons que celui d’outsider leur conviendra mieux, ça voudra dire que je me suis trompé ! " (clin d’œil)

Le meilleur souvenir de sa carrière. (Sa réponse fuse) " Le penalty contre Bruges qui nous donne le titre en mai 2012. "

Sa plus mauvaise décision.Le fait de prolonger à Charleroi l’été dernier… alors que l’Union me proposait de venir. Peut-être que si j'avais été là, ils auraient été champions… Le penalty raté par Dante Vanzeir contre Bruges ? (Il grimace) Rien ne dit que j’aurais fait mieux... Forcément, tout ça est très frustrant, mais ce sont des choix qui font partie de la vie de footballeur. Mais je touche du bois car je n’ai pas fait beaucoup de mauvais choix dans ma carrière. "

Son plus beau but.On me parle toujours de ce but contre la Croatie en 2012 (NDLA : une volée des 30 mètres). Ca fait 10 ans déjà, et tout le monde s’en souvient : ça veut dire quelque chose, non ? (Il sourit) J’ai marqué une centaine de goals dans ma carrière (NDLA : 93 exactement) et je me les rappelle tous ! Je me souviens d’une belle lucarne avec Bastia et aussi d’un but pas mal contre le Partizan Belgrade, lors des barrages avec Anderlecht en 2010. "

Le fameux but face à la Croatie
Le fameux but face à la Croatie © BELGA

Le jour où il s’est senti le plus ridicule dans un match.Quand on s’est pris un 0-5 contre le Bayern Munich : Franck Ribéry m’a fait passer une sale soirée… "

Son meilleur ami dans le foot.Sans hésiter, Kevin Mirallas ! "

Le joueur le plus surfait qu’il ait croisé. " Ouf ! Je vais dire… Lionel Messi ! (Il s’esclaffe) Oui, je sais, il faut oser... C’est un très grand joueur, tout le monde en fait un foin… mais quand je l’ai affronté avec l’Olympiakos, on a fait 0-0 et il n’a pas touché un cuir ! " (clin d’œil)

L’adversaire le plus vicieux.Je vais dire Mark van Bommel : tout le monde le détestait ! Mais pour son équipe, c'était quelqu'un de très important parce qu'il était là tout le temps ! Celui qui grognait, qui allait râler sur l’arbitre, c’était lui ! Il prenait tout sur lui et je pense qu’il a fait beaucoup de bien à ses équipes. " 

Le coach le plus surprenant.Le plus étonnant et le plus fou, c’est clairement Sergio Conceiçao, que j’ai eu à Nantes. On l'a tous connu comme joueur avec ses frasques, notamment en D1 belge. Mais avoir un gars pareil comme coach, c’est exceptionnel : il met le feu, il donne sa vie pour vous… et vous avez envie de donner la vôtre pour lui. "

L’ANECDOTE

On appellera cela la jurisprudence Gillet. En mai 2008, Guillaume Gillet marque le but de la victoire d’Anderlecht en finale de la Coupe face à La Gantoise, son ex-club (3-2). C’est, à ce jour, la dernière victoire du Sporting en Coupe. En fêtant son but face aux tribunes, Gillet enlève son maillot… mais il ne reçoit pas de carte jaune. La suite, il la raconte.

Après son fameux but du titre contre Bruges
Après son fameux but du titre contre Bruges © BELGA

J’avais vu ça à un match de Visé quand j’étais jeune : lors d’un match de tour final contre Ingelmunster, un joueur local avait marqué le but et avait lancé son maillot dans la tribune. C’est même moi qui avais attrapé son maillot ! Mais il avait mis… un deuxième maillot sous son premier, ce qui lui a permis d’éviter de se prendre un carton jaune ! J’ai retenu l’épisode et ce jour-là contre Gand, j’ai mis un 2e maillot à la mi-temps… car je sentais que j’allais marquer. C’est ce qui s’est passé et quand l’arbitre Serge Gumienny est venu vers moi avec son carton en main, il a été surpris de voir que j’en portais un autre… et il a dû remettre son carton en poche. Mais depuis, ça a fait jurisprudence… et on en donne une carte au joueur qui porte un 2e maillot en-dessous ! " (rire)

D’ici quelques semaines, Gillet va donc intégrer les rangs mauves (joueurs… et staffs). Mais l’éternel gagneur devra prendre sur lui : avec les U23 mauve, il ne pourra en aucun cas monter en D1A… puisque le Sporting A y évolue.

C’est vrai, c’est dommage… Mais on va quand même jouer tous les matches à fond : ne comptez pas sur moi pour lever le pied en fin de saison… Mais attention, on peut par contre descendre en D1 Amateur ! "

Guillaume Gillet (Anderlecht) en mode selfie
Guillaume Gillet (Anderlecht) en mode selfie © Tous droits réservés

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