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Guerre en Ukraine

Guerre en Ukraine: une manifestante contre la guerre perturbe la principale émission d'informations russe

Une manifestante contre la guerre perturbe la principale émission d'informations russe

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14 mars 2022 à 21:09Temps de lecture1 min
Par Belga

Une femme a fait irruption lundi soir pendant le journal télévisé le plus regardé de Russie avec une pancarte critiquant l'offensive militaire en Ukraine, une scène rarissime dans un pays où l'information est strictement contrôlée.

L'ONG de défense des droits des manifestants OVD-Info, qui présente cette femme comme Marina Ovsiannikova, une employée de la chaîne, a rapporté qu'elle avait été arrêtée et emmenée au commissariat.

Ne croyez pas à la propagande

La scène s'est produite pendant le principal programme d'information du soir de la plus puissante chaîne télévisée du pays, Pervy Kanal, baptisé "Vremia" ("le temps"), un rendez-vous quotidien suivi par des millions de Russes depuis l'époque soviétique.

Alors que la célèbre présentatrice Ekaterina Andreïeva est en train de parler, Marina Ovsiannikova surgit derrière elle avec une pancarte sur laquelle on peut lire "Non à la guerre. Ne croyez pas la propagande. On vous ment, ici".

"Les Russes sont contre la guerre", peut-on encore lire sur la pancarte sur laquelle le drapeau de l'Ukraine et celui de la Russie sont dessinés.

Imperturbable, la présentatrice continue de parler quelques secondes pendant que la protestataire scande "arrêtez la guerre", puis la chaîne s'empresse de diffuser un reportage sur les hôpitaux, mettant fin au direct sur le plateau.

De possibles lourdes peines

"Une enquête interne est en train d'être menée" sur cet "incident", a laconiquement déclaré Pervy Kanal dans un communiqué.

Selon l'agence de presse Tass, la jeune femme pourrait être poursuivie pour avoir "discrédité l'utilisation des forces armées russes".

Le pouvoir russe a récemment fait voter plusieurs lois prévoyant de lourdes peines pouvant aller jusqu'à 15 ans de prison pour la diffusion de ce que les autorités considèrent comme de "fausses informations" sur l'armée.
 

 

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