Guerre en Ukraine

Guerre en Ukraine : Poutine ne juge pas nécessaire "dans l'immédiat" de nouvelle frappes "massives"

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14 oct. 2022 à 14:27Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Anthony Roberfroid

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé vendredi ne pas prévoir de nouvelles frappes "massives" en Ukraine, après celles du début de semaine lancées en représailles de la destruction partielle du pont de Crimée qu'il impute à Kiev.

"Dans l'immédiat, il n'y a pas la nécessité de frappes massives. Actuellement, il y a d'autres objectifs. Pour l'instant. Après on verra", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse après un sommet régional au Kazakhstan, assurant qu'il n'avait pas pour but "de détruire l'Ukraine".

Le président russe a dès lors assuré ne pas prévoir d'élargir la mobilisation "partielle" qu'il a annoncée il y a trois semaines pour ce conflit, annonçant que 222.000 hommes avaient été recrutés jusqu'à présent.

"Rien d'autre n'est prévu. Aucune proposition n'a été reçue du ministère de la Défense et je n'en vois pas la nécessité dans un avenir prévisible", a ainsi déclaré M. Poutine, ajoutant prévoir la fin de la mobilisation "dans deux semaines" et admettant que celle-ci avait connu des ratés.

"La ligne de front est longue de 1.100 km, il est donc quasiment impossible de la tenir exclusivement par des troupes formées de militaires sous contrat", a justifié le président russe, alors que l'annonce de la mobilisation a poussé des dizaines de milliers de Russes à fuir le pays.

M. Poutine s'est par ailleurs dit "ouvert" aux négociations avec Kiev et aux médiations de pays tels que la Turquie ou les Emirats arabes unis, critiquant Kiev pour son refus d'entamer des pourparlers avec lui.

Les pays de l'ex bloc soviétique "préoccupés"

Le locataire du Kremlin a par ailleurs reconnu que les pays d'ex-URSS étaient "préoccupés" par le conflit en Ukraine, après avoir échangé avec leurs dirigeants lors du sommet des anciennes républiques soviétiques au Kazakhstan.

"Bien sûr, les partenaires sont intéressés mais aussi préoccupés par l'avenir des relations entre la Russie et l'Ukraine", a-t-il admis. "Mais cela n'affecte en rien le caractère, la qualité et la profondeur des relations de la Russie avec ces pays", a-t-il affirmé.

Pas d'intérêt à parler avec Biden

Enfin, le président russe a confié ne pas voir l'intérêt de pourparlers avec son homologue américain Joe Biden, même dans le cadre du sommet du G20. "Je n'en vois pas la nécessité, il n'y a pas de plateforme de négociations actuellement", a-t-il constaté.

"Nous devons lui demander s'il est prêt à mener de telles négociations avec moi ou non", a-t-il encore dit au sujet du président américain.

Joe Biden avait de son côté affirmé le 6 octobre ne pas exclure une possible rencontre avec Vladimir Poutine durant le sommet du G20 mi-novembre à Bali, en Indonésie. "Cela reste à voir", avait-il déclaré à des journalistes, interrogé sur la possibilité d'échanger directement avec le président russe pendant le sommet.

La Maison Blanche avait auparavant déclaré qu'une telle rencontre n'était pas impossible.

Interrogé vendredi pour savoir s'il avait décidé de se rendre ou non au sommet du G20, Vladimir Poutine a affirmé ne pas encore avoir pris sa décision, alors que la Russie s'est retrouvée très isolée sur la scène internationale depuis le lancement de son offensive en Ukraine, fin février.

"La question de mon voyage là-bas n'a pas encore été définitivement tranchée. Mais la Russie participera certainement à ce travail. Dans quel format, nous y réfléchirons", a-t-il affirmé.

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