Guerre en Ukraine

Guerre en Ukraine : originaires des quatre coins du pays, les militaires belges réagissent à la visite royale en Roumanie

17 juin 2022 à 15:31Temps de lecture2 min
Par Paul Verdeau et Eric Destiné

"Un honneur", "une marque de respect", "ça fait chaud au cœur" : les militaires belges présents à Constanta, en Roumanie, ont été marqués par la visite du roi Philippe ce vendredi. "Ça nous fait plaisir de le voir", témoigne Mohammed Ben Ammar, présent depuis plus de trois mois, et originaire de Mons. "C’est une personne qu’on n’a pas l’habitude de voir, témoigne Cédric Delcour, mécanicien, originaire de Marche-en-Famenne. C’est un peu gênant et à la fois satisfaisant, et un peu stressant aussi, parce qu’on ne sait pas comment s’adresser. On a parlé de la zone de vie ici, de l’intimité qu’on pouvait avoir."

Tous sont présents depuis plusieurs mois et cette mission de déploiement, qui avait pour but de montrer la solidarité de la Belgique avec son allié roumain, et la cohésion de l’Otan, a été une expérience très forte. "Tout se passe pour le mieux, heureusement, on n’a pas eu à passer le cap de la guerre", se réjouit Pierre Swiggers, du 4e bataillon logistique en appui pour les lanciers.

ERIC DESTINE – RTBF

Les unités étaient-elles prêtes pour ce cap justement ? "C’était un peu rapide comme déploiement, un peu imprévu, mais on était prêts à réagir si le besoin en était", assure le logisticien, originaire du Brabant wallon. "Je pense que tout le monde craint le risque de guerre, après on essaie de se préparer au mieux pour toute situation, même si personne n’est jamais vraiment prêt", souligne Sarah Goffaux, ambulancière, venue de Floriffoux (Namur).

Ils s’en sont fantastiquement bien sortis

Qu’ils soient dans la logistique, la mécanique ou le médical, les soldats se sont sentis utiles en Roumanie. "On a eu des consultations de tout type : bobologie, gros problèmes médicaux…, remarque Sarah Goffaux. C’est essentiel pour toute activité." Même sens du devoir pour Cédric Delcour : "Je suis mécanicien sur les véhicules Piranha, qui sont les plus utilisés par l’unité 1/3L [lanciers, ndlr] de l’infanterie".

Pour l’amiral Michel Hofman, Chef de la Défense belge, tout s’est passé comme prévu : "c’était la mission : contribuer à cette dissuasion et démontrer la détermination de l’Otan. En ce sens la mission est réussie, au niveau national, international, grâce à une excellente collaboration avec nos alliés français, affirme le Chef. Pour un grand nombre de militaires, c’était une première mission et ils s’en sont fantastiquement bien sortis."

Et l’heure de la quille arrivera vite : mi-juillet, tous seront partis. "Pour moi ce sera entre le 1er et le 15, ça fera du bien de rentrer après quatre mois et demi ici", se réjouit Pierre Swiggers. "Moi et d’autres gars, on ne sait pas encore quand on va rentrer, on sait que c’est après le 27 juin et avant le 15 juillet", précise de son côté Cédric Delcour.

"L’idée du détachement, c’était d’envoyer à très court terme un signal de solidarité vers la Roumanie, initialement pour une période de quatre à six mois", explique l’amiral Hofman. Mais si la Belgique quitte la Roumanie, elle ne se retire pas pour autant du flanc est de l’Otan, précise-t-il : "elle sera toujours présente, dès cet été en Lituanie. Ici en Roumanie elle sera remplacée par un détachement des Pays-Bas qui s’engage pour une année."

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