Guerre en Ukraine

Guerre en Ukraine : la peur et la défiance en Ukraine après l’annonce de mobilisation par Poutine

Un habitant de Kharkiv nettoie les débris de fenêtres soufflées par des explosions, le 21 septembre 2022.

© Yasuyoshi CHIBA

21 sept. 2022 à 14:36Temps de lecture2 min
Par AFP, édité par Théa Jacquet

Comme écho à l’escalade prévisible de la guerre en Ukraine après l’annonce de mobilisation partielle par Vladimir Poutine, des missiles russes se sont abattus mercredi sur des immeubles d’habitations à Kharkiv, la deuxième ville du pays.

"Notre quartier était relativement calme, et maintenant vous voyez ce qui s’est passé", constate auprès de l’AFP Lioubov, 65 ans, devant l’un des immeubles touchés, désormais gravement endommagé.

Grande ville dans le nord-est de l’Ukraine, située à seulement 40 kilomètres de la frontière russe, Kharkiv a été attaquée le premier jour de l’invasion lancée le 24 février. Si la ville a résisté à la capture, elle est depuis pilonnée régulièrement par les forces russes. Ces dernières semaines, Kharkiv avait été relativement épargnée, une contre-offensive ukrainienne éclair ayant chassé les troupes de Moscou de la région. La Russie peut cependant toujours tirer des missiles depuis son propre territoire.

Mercredi, peu avant deux heures du matin, quatre missiles sont tombés sur le quartier de Kholodnogorsky, touchant selon la mairie deux immeubles résidentiels, un terrain de construction et des infrastructures civiles. Heureusement, la frappe n’a fait qu’un blessé, un civil.

"Tout se joue maintenant"

A Kiev, la capitale aujourd’hui loin du front, qui n’a pas été touchée par les bombardements depuis la fin juin, l’humeur semble plus combative. "Je pense qu’il ne faut pas prêter attention aux déclarations du dictateur russe", juge ainsi Oleg Slabospytsky, un militant de la société civile de 33 ans. "Le fait qu’il annonce une mobilisation ou le fait qu’il annonce un nouveau décret en Russie, cela ne changera rien pour nous en Ukraine", assure-t-il.

Pour lui, les Ukrainiens feraient mieux d’aider leur armée plutôt que de suivre les déclarations du maître du Kremlin. "On comprend que tout se joue maintenant : soit on vaincra la Russie, soit elle occupera la totalité de nos territoires", lance-t-il.

Sur les réseaux sociaux, cette défiance qui s’est peu à peu installée au fil des sept mois de l’invasion russe s’est résumée dans un meme qui circule depuis l’annonce de mobilisation russe : un montage photo affichant le président Volodymyr Zelensky avec ses proches collaborateurs tenant une pancarte avec les mots "On s’en fout".

JT du 21/09/2022

Discours télévisé de Vladimir Poutine avec mobilisation partielle de la population

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