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Guerre en Ukraine

Guerre en Ukraine : la Belgique va étudier les demandes d'aide bilatérale de la Pologne

La ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmes, et le ministre des Affaires étrangères de la Pologne, Zbigniew Rau, lors d'une réunion bilatérale à Varsovie, en Pologne, concernant l'urgence humanitaire avec les réfugiés ukrainiens en augmentation dep

La Belgique va étudier les demandes concrètes d'aide bilatérale en matière d'accueil des réfugiés formulées par la Pologne, a indiqué la ministre belge des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, à l'issue d'une rencontre, mardi après-midi à Varsovie, avec son homologue polonais Zbigniew Rau.

"Au cours de cette réunion, nous avons évoqué les conséquences pratiques de l'afflux des réfugiés ukrainiens - plus d'un million d'entre eux se sont réfugiés en Pologne depuis le début de l'invasion russe, ndlr. Les Polonais ont ouvert leurs frontières, leur coeur, leur maison mais on risque, à un moment donné, d'arriver à un point de saturation potentielle", a expliqué Sophie Wilmès.

Des demandes concrètes d'aide bilatérale en matière d'accueil ont été énoncées et nous allons les étudier

"Pour le moment, la Pologne n'a pas requis d'aide massive particulière. Mais des demandes concrètes d'aide bilatérale en matière d'accueil ont été énoncées et nous allons les étudier", a-t-elle ajouté.

Cette rencontre entre les deux ministres des Affaires étrangères clôturait le voyage en Pologne de Sophie Wilmès et du secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration Sammy Mahdi. Durant ces deux jours, la délégation belge s'est notamment rendue au poste-frontière de Medyka où la mission consulaire mobile belge tente de venir en aide aux derniers Belges coincés en Ukraine et de faciliter l'acheminement des convois humanitaires.

Des entretiens avec des représentants de la société civile ukrainienne ont également été organisés, de même qu'une visite, pour Sammy Madhi, du siège de Frontex, l'agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes dont le siège se situe à Varsovie.

Au cœur de ce voyage-éclair: la guerre en Ukraine et surtout le sort des centaines de milliers de femmes et d'enfants qu'elle a jetés sur les routes. "La position de la Belgique est celle de l'Otan, c'est-à-dire un soutien à l'Ukraine par tous les moyens possibles du moment que ça ne nous entraîne pas directement dans un conflit global", a rappelé à ce propos la ministre Wilmès.

Parallèlement, il faut aussi pouvoir soutenir tous ceux qui se battent contre cette ignominie, y compris en Russie

Est-ce suffisant ? "Evidemment que pour les Ukrainiens, ça ne suffit pas. Si mon pays était bombardé, je trouverais aussi que ce n'est pas suffisant. C'est pourquoi nous devons encore expliquer notre position et montrer l'éventail des sanctions dont nous disposons", avec notamment la possibilité d'élargir les sanctions individuelles à l'égard des soutiens du régime russe, a-t-elle estimé.

"Parallèlement, il faut aussi pouvoir soutenir tous ceux qui se battent contre cette ignominie, y compris en Russie", a encore dit Sophie Wilmès.

Cette dernière est enfin revenue sur l'accueil réservé par la Pologne aux réfugiés ukrainiens, une attitude qui tranche avec les entorses à l'Etat de droit condamnées par l'Union européenne. "Ce que fait la Pologne dans cette crise est remarquable. Est-ce que ça efface pour autant les manquements à l'Etat de droit? Non. Mais ça nous montre qu'il faut regarder la Pologne dans tout ce qu'elle est", a conclu la ministre.

Découvrez tous nos articles sur l'invasion de l'Ukraine dans ce dossier :

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