Guerre en Ukraine

Guerre en Ukraine : la baisse des livraisons de gaz russe, une "nouvelle preuve" que l’UE doit s’affranchir de Moscou ?

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26 juil. 2022 à 08:04Temps de lecture2 min
Par Belga, mis en ligne par K. Dero

La nouvelle coupe drastique des livraisons de gaz annoncée par Gazprom est "une preuve supplémentaire" que l’Europe doit "réduire sa dépendance dès que possible" envers la Russie, a estimé mardi le ministre tchèque de l’Energie, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil de l’UE.

"L’unité et la solidarité sont les meilleures armes que nous ayons contre (le président russe Vladimir) Poutine et je suis sûr que c’est ce que nous montrerons aujourd’hui", a déclaré Jozef Sikela, avant une réunion à Bruxelles avec ses homologues des 27 pour s’accorder sur un plan de réduction de la consommation de gaz de l’UE.

Gazprom a annoncé lundi qu’il réduirait dès mercredi drastiquement, à 33 millions de m3 quotidiens, les livraisons de gaz russe à l’Europe via le gazoduc Nord Stream, arguant de la nécessité de maintenance d’une turbine, soit environ 20% des capacités du gazoduc.

L’unité et la solidarité sont les meilleures armes que nous ayons contre Poutine

La Commission européenne avait proposé la semaine dernière de diminuer de 15% la demande européenne de gaz à partir du mois d’août, afin de surmonter la chute des livraisons russes et de passer l’hiver sans catastrophe majeure. La Russie représentait jusqu’à l’an dernier quelque 40% des importations gazières de l’UE.


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Le plan de Bruxelles, qui doit être discuté mardi par les Etats membres, prévoit que chaque pays devra "faire tout son possible" pour réduire, entre août 2022 et mars 2023, sa consommation de gaz d’au moins 15% par rapport à la moyenne des cinq dernières années sur la même période.

En cas de "risque de grave pénurie", un mécanisme d’alerte rendrait "contraignante" pour les Vingt-Sept la réduction de 15%.

Aider l’Allemagne

Cette dernière mesure vise à mutualiser l’effort en cas d’urgence pour aider notamment l’Allemagne, très dépendante du gaz russe. Un choc majeur sur la première économie européenne se répercuterait immanquablement sur l’ensemble des Vingt-Sept. D’où le besoin de solidarité.


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Mais ce plan, soutenu par Berlin, a fait l’objet de vives critiques de la part de plusieurs Etats, dont la Pologne et l’Espagne, mais aussi l’Italie, la Grèce, le Portugal.

Les diplomates des 27 ont travaillé sur la proposition de la Commission et l’ont profondément modifiée dans l’espoir d’un accord des Etats membres mardi, selon une version du texte consultée par l’AFP.

Accord européen en vue ?

Cette proposition prévoit en effet que ce soit le Conseil de l’UE, représentant les Vingt-Sept, et non la Commission qui décide de la mise en œuvre éventuelle d’objectifs contraignants.

Les pays membres ont des problématiques différentes, mais à la fin je m’attends à ce que nous ayons un accord politique

Cet objectif de 15% serait par ailleurs adapté à la situation particulière de chaque pays grâce à une série d’exemptions, tenant compte en particulier du niveau de stockage atteint et de la possibilité d’exporter le gaz économisé vers d’autres pays. Certains diplomates se sont toutefois inquiétés que ces dérogations réduisent l’effort européen.

"Les pays membres ont des problématiques différentes, mais à la fin je m’attends à ce que nous ayons un accord politique", a déclaré mardi la commissaire à l’Energie, Kadri Simson, en arrivant à la réunion.

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