Guerre en Ukraine

Guerre en Ukraine : 30.000 personnes évacuées de Marioupol en une semaine

Les évacués de Marioupol sont vus à leur arrivée à la périphérie de la ville de Zaporizhzhia, devenue un centre d’enregistrement pour les personnes déplacées, le 16 mars 2022.
17 mars 2022 à 16:48 - mise à jour 17 mars 2022 à 18:03Temps de lecture1 min
Par Belga

Les autorités de la ville ukrainienne de Marioupol, assiégée par les forces russes, ont annoncé jeudi l’évacuation de 30.000 personnes en une semaine, ajoutant ne pas connaître encore le bilan du bombardement la veille d’un théâtre où s’abritaient des civils.

Selon un message de la mairie sur Telegram, la situation est "critique" avec des bombardements russes "ininterrompus" et des destructions "colossales". "Selon les premières estimations, environ 80% du parc de logement de la ville a été détruit", a-t-elle ajouté.

Si 30.000 personnes ont pu être évacuées en direction de Zaporojjia ou Berdiansk via des couloirs humanitaires, 350.000 autres restent dans la ville et "continuent de se cacher dans des abris et des caves", a poursuivi la mairie, selon laquelle "50 à 100 bombes" sont larguées par les avions russes en moyenne chaque jour. Des combats se déroulent en périphérie de la ville, a-t-elle ajouté.

Un manque d'informations

Les autorités locales ont dit ne pas connaître le bilan du bombardement mercredi du théâtre de Marioupol, où se cachaient "des centaines de personnes, principalement des femmes, enfants et personnes âgées". "Hier et aujourd'hui, malgré les tirs incessants, le déblaiement des débris et les opérations de sauvetage se poursuivent autant que possible", a indiqué la mairie. 

L'émissaire ukrainienne aux droits humains, Lioudmyla Denissova, a de son côté déclaré à la télévision que l'abri situé dans le théâtre avait résisté au bombardement.  "Nous n'avons pas encore les informations, mais nous pensons que tout le monde a survécu", a-t-elle déclaré.

Le ministère russe de la Défense a nié avoir bombardé le théâtre, mettant l'explosion sur le compte du bataillon nationaliste ukrainien Azov, comme lors du bombardement de la maternité de Marioupol la semaine dernière. 

Plus de 2000 civils ont péri à Marioupol, assiégée et pilonnée depuis plusieurs jours, selon les autorités locales. Les habitants y manquent de tout.

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