Grand’Place, Atomium, Basilique, piétonnier vus du ciel : une saisissante vidéo de Bruxelles vue du ciel

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02 juin 2021 à 10:55Temps de lecture2 min
Par K. F.
Un drone au plus près des édifices de la capitale.
Un drone au plus près des édifices de la capitale. Quentin Joschko

Des plans soignés et des angles originaux. Le Bruxelles vu du ciel proposé par le photographe amateur Quentin Joschko, 29 ans, est assez inédit, souvent époustouflant. Postée sur Youtube, la séquence filmée au drone et durant un peu plus de quatre minutes se balade au-dessus des quartiers du Cinquantenaire, de Montgomery, de la cathédrale des Saints Michel et Gudule, du marché aux poissons avec sa fontaine Anspach, du piétonnier du centre-ville, de l’Atomium, de l’Altitude Cent ou encore de la Grand’Place.

A chaque halte, c’est une perspective différente qui est offerte. Au Cinquantenaire, ce qui est impossible à réaliser pour un hélicoptère ou un petit avion, pour des raisons d’autorisation, de sécurité et de maniabilité, l’est pour un drone qui passe aisément entre les arcades. Même prouesse, cette fois entre les deux tours de la cathédrale de Bruxelles mais aussi entre les tubes de l’Atomium.

Le point de vue est saisissant, lorsque l’auteur promène son appareil tout à côté de la statue de Saint-Michel au sommet de l’hôtel de ville, de la croix de l’église Saint Augustin de type Art déco à Forêt et des tourelles de la basilique.

J’y allais au feeling

"Ces différentes séquences ont été tournées le mois dernier, en mai", confie Quentin Joschko qui dit avoir sollicité toutes les autorisations de tournage. "Au départ, j’avais en tête de filmer plusieurs monuments en Belgique vus du ciel. Mais comme je suis Bruxellois, je me suis recentré sur ma ville. Toutes ces séquences ont été rassemblées dans un montage."

A différents moments, lorsque la météo et son agenda le lui permettaient, Quentin, manager dans une grande entreprise bruxelloise, se rendait sur site, réglait son matériel avant de faire voler son engin. Quentin doit aussi composer avec l’autonomie de ses batteries. "Je restais sur place pendant environ trois quarts d’heure. En tout cas, je n’allais jamais avec une idée préconçue. J’y allais au feeling, ne sachant pas trop ce que ça allait donner."

C’est le monument, sa beauté, son histoire qui guide les prises de vue. "Il y a des choses que j’ai découvertes après chaque tournage. Le fait de voir le Saint-Michel et la tour de l’hôtel de ville de Bruxelles d’aussi près, c’est assez rare. Il faut être restaurateur du patrimoine pour pouvoir avoir un jour la chance d’approcher cette sculpture", nous dit notre interlocuteur, passionné de photographie et de vidéo depuis 12 ans.

Le rond-point de l’Atomium

Au Heysel, à quelques mètres de l’Atomium, Quentin, en dérushant ses images, fera également une découverte qui passe inaperçue lorsqu’on se trouve sur le plancher des vaches. "Il y a un petit rond-point, la place Louis Steens, au bas du boulevard du Centenaire, au croisement avec l’avenue du Gros Tilleul. Les fleurs au centre du rond-point dessinent les neuf boules de l’Atomium. Je l’ignorais jusqu’à ce jour." Sur le piétonnier, l’alternance entre pierres blanches et bleues semble représenter un immense et bien pensé passage-piéton.

Les formes géométriques, la symétrie des artères et des places, les courbes des sites propres du tram, l’architecture des vieilles bâtisses : filmés à la verticale, les différents aménagements urbains présentés dans ce montage, que certains trouveraient dénués d'intérêt, sont presque sublimés. "J'ai même reçu les félicitations des responsables de l'Atomium, bluffés par mes prises de vue. Visiblement, jamais un drone n'avait filmé entre deux tubes." 

Quentin Joschko, qui propose un blog, devrait poursuivre ses tournages hors du commun, cette fois en dehors de Bruxelles, mais toujours en Belgique afin de proposer d’autres sites remarquables vus du ciel.

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