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Grand Theft Auto est remasterisé : on vous explique le phénomène

05 nov. 2021 à 11:30Temps de lecture3 min
Par Arilson Lunsadisa

Cela fait presque 25 ans que Grand Theft Auto règne en maître dans le monde des jeux vidéo. Alors que la sortie de la trilogie culte comprenant GTA 3, Vice City et San Andreas est imminente, revenons sur le succès de cette franchise emblématique.

Le premier volet de Grand Theft Auto sort en 1997, édité par Rockstar Games sur pc et sur PlayStation. La particularité de GTA c’est d’offrir à ses joueurs un monde ouvert dans lequel ils peuvent se défouler à travers des missions combinant de l’action, du tir, de la conduite et même du sport. Le propre de ce jeu, et du concept de l’open world, est de pouvoir se détourner de la quête principale et de se divertir de manière annexe, dans de plus petites missions. Dans GTA 5, sorti en 2013, le joueur a même la possibilité de jongler entre trois personnages aux caractères diamétralement opposés. Dans sa version Online, les joueurs peuvent créer leurs propres personnages et jouer en mode multijoueur avec des missions qui sont régulièrement mises à jour.

Des villes plus vraies que nature

Grand Theft Auto est connu pour s’inspirer des grandes villes américaines afin de nous offrir ses immenses villes fictives. Ainsi Liberty City s’inspire de New York, San Andreas des villes californiennes tandis que Vice City s’inspire de Miami. Les cartes du jeu sont impressionnantes à tel point que celui de GTA 5 est aussi grand, voire même plus grand que la carte de la ville de Manhattan. Les joueurs sont libres d’explorer ces paysages comme ils le souhaitent. D’autre part, la surenchère de violence ne manque pas dans ce monde fictif. Car-jacking, course-poursuite, cambriolage, aucun crime n’est tabou dans GTA, ce qui lui vaut souvent de s’attirer les foudres de diverses associations de parents qui luttent contre ce qu’ils estiment être une promotion de la violence.

Des craintes non justifiées ?

Plusieurs études démontrent qu’il n’y a pas réellement de preuves concrètes que les jeux vidéo rendent violent. C’est ce qui avait notamment été constaté par des chercheurs de l’Université du Texas qui avait suivi plus de 15.000 jeunes pendant 10 ans pour enquêter sur la question. Dans un entretien pour Melty, la psychologue Aurore Douchin apporte une nuance sur le sujet : " Ils peuvent avoir un effet positif sur le développement car ils permettent aux jeunes de mettre en scène leurs angoisses et cela les aide à passer certains caps difficiles (conflit familial, rupture amoureuse…) Ils peuvent aussi se défouler de leur agressivité qui reste sur un plan symbolique. Les jeux stratégiques demandent de la réflexion et les jeux en réseaux encouragent la socialisation, la communication. " Elle précise cependant que selon le profil du joueur et son exposition à un jeu comme GTA, l’effet que cela peut avoir est une banalisation de la violence.

Un jeu politiquement incorrect

Grand Theft Auto est pourtant bien plus qu’un jeu vidéo, il propose une critique de la société à tous les niveaux. Que ce soit à travers des parodies de film, des personnages qui ont de fortes similarités avec des personnalités publiques ou encore des scènes qui se rapprochent de vrais faits d’actualité. La marque de fabrique de GTA, c’est de se détourner du politiquement correct. Et il peut se le permettre car c’est ce que recherchent les joueurs, être dans un monde  l’on peut transgresser les interdits sans craindre de répercussions dans la vie réelle. Ce qui ne lui autorise pas tout non plus, il n’y a par exemple pas d’enfant dans le jeu pour ne pas que des joueurs puissent s’amuser à les heurter.

Aujourd’hui GTA est un des jeux les plus populaires et lucratifs au monde, le dernier en date s’est écoulé à plus de 150 millions d’exemplaires dans le monde. Peut-être qu’avec la trilogie remastérisée de Grand Theft Auto qui arrive le 11 novembre, la franchise arrivera à détrôner Minecraft pour devenir le jeu le plus vendu de la planète. 

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