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Goya, Bruegel et Chu Teh-Chun à la Pinacothèque de Paris

Goya, Bruegel et Chu Teh-Chun à la Pinacothèque de Paris
16 oct. 2013 à 07:052 min
Par ved

"Avant la photographie, c'était le peintre qui remplissait la mission de restituer la réalité de ce qui se passait", a expliqué à l'AFP Marc Restellini, directeur de la Pinacothèque.

"L'artiste était le témoin, le rapporteur d'une exactitude d'un monde. Que ce soient les Bruegel dans les Flandres ou Goya en Espagne qui dénonçait son époque et la guerre, ces artistes étaient comme des greffiers de leur époque", a-t-il ajouté.

Dans cette exposition en trois volets qui se tient jusqu'au 16 mars, le chapitre "Goya et la modernité" présente de nombreuses oeuvres de Francisco de Goya (1746-1828), témoin du quotidien de la Cour espagnole qu'il dénonce dans un style tranchant.

Goya s'insurge contre son temps dans une série d'eaux-fortes évoquant les horreurs commises lors du second siège de Saragosse (janvier-février 1809), sa ville natale, peignant les atrocités de la guerre, la famine et la désolation.

L'exposition montre aussi au public un Goya plus optimiste avec une série de tableaux mettant en scène des enfants dans leur vie quotidienne, comme "Les enfants à saute-mouton".

D'autres oeuvres de Goya évoquent le mariage, dont il critique les fondements basés sur le prestige social, l'école dans une série "Anerie", où il décrit avec ironie les châtiments corporels mais aussi la religion et le rejet du clergé.

Deuxième volet de l'exposition, "la dynastie Bruegel", plonge le visiteur dans un voyage au XVIe et au XVIIe siècles avec les célèbres tableaux de Pieter Bruegel l'Ancien (né vers 1525/1530, mort en 1569) immortalisant les paysans dans des scènes de la vie quotidienne - fêtes de mariages et danses. Est également évoquée la religion, comme en témoigne un huile sur toile "la Résurrection" (1563).

A découvrir également dans la famille "Bruegel", les paysages hivernaux de Pieter Bruegel le Jeune, comme "Le piège à oiseaux", et encore "Nature morte aux fleurs" d'Ambrosius Bruegel.

Loin du réalisme de ces deux grands artistes, les paysages du contemporain chinois Chu Teh-Chun, né en 1920, fait basculer le spectateur dans le monde abstrait.

"L'artiste, dès l'instant où la photographie apparaît, se sent libéré de la mission qui, jusque là, lui incombait (...): l'impérieux devoir de transmettre aux autres avec réalisme. Avec "+Chu Teh-Chun, les chemins de l'abstraction+, on voit comment évolue le sujet dès l'instant où l'artiste se trouve libéré du sujet", a commenté Marc Restellini.

 

AFP Relax News

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