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Google et Yahoo veulent de la transparence sur les demandes de données

Google et Yahoo veulent de la transparence sur les demandes de données
09 sept. 2013 à 15:45 - mise à jour 09 sept. 2013 à 18:043 min
Par Belga News

Dans sa requête déposée auprès de la Foreign Intelligence Surveillance Court, Yahoo argue que l'administration peut protéger la sécurité des Américains "sans empêcher les sociétés internet de partager le nombre de demandes d'information qu'elles peuvent recevoir au nom de la sécurité nationale", précise le groupe sur son blog. "Cacher de telles informations nourrit en fin de compte la méfiance et la suspicion à l'égard des Etats-Unis comme des sociétés qui doivent se conformer aux directives légales du gouvernement", ajoute le responsable juridique de Yahoo Ron Bell sur ce blog.

La réputation des entreprises compromise par l'Etat?

Google a de son côté déposé une requête amendée devant la même cour, qui autorise secrètement l'administration américaine à mener de vastes opérations de surveillance des communications et d'internet au nom de la lutte antiterroriste, assurant que des articles publiés dans la presse sur ces sujets étaient "faux et trompeurs" et compromettaient sa réputation Les groupes technologiques américains sont sous pression après les révélations sur le programme américain de surveillance Prism, grâce auquel l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) a obtenu d'eux des milliers de données numériques concernant des utilisateurs d'internet. Les sociétés internet assurent ne divulguer des informations qu'en réponse à des injonctions formelles de tribunaux, se défendant de toute complaisance avec les autorités américaines. Ces dernières insistent sur le fait que ces surveillances sont légales et ont permis de contrecarrer des dizaines d'attentats.

La diplomatie française, Swift et Google ont été espionnées par les Américains

Au même moment transpirent de nouvelles informations par le biais de documents révélés par la télévision Globo du Brésil. Selon ces documents émanant de la NSA, le gouvernement américain a espionné les réseaux privés de communications du ministère français des Affaires étrangères, du système bancaire international Swift et de Google. Et de même pour la compagnie pétrolière brésilienne Petrobras,

Ces documents de l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) fournis par l'informaticien américain Edward Snowden au journaliste américain Glenn Greenwald qui vit à Rio de Janeiro montrent une présentation " power point " du programme Royal Net daté de mai 2012 destiné à l'entrainement point par point de nouveaux agents pour espionner les réseaux d'entreprises privées, des gouvernements et des institutions financières.

Les sociétés qui collaborent sont aussi contrôlées

Sous le titre "de nombreuses cibles utilisent les réseaux privés" apparaît d'abord, le géant pétrolier brésilien Petrobras mais aussi le ministère des Affaires étrangères français, le système Swift qui réunit plus de 10 000 banques de 212 pays et règlent les transactions financières internationales ainsi que Google et Microsoft qui ont pourtant collaboré avec la NSA, d'après les documents diffusés dimanche soir.

Toutefois, les documents diffusés ne disent pas sur quels thèmes portait l'espionnage présumé de ces institutions. Les noms d'autres entreprises surveillées ont été masqués par TV Globo pour ne pas compromettre des enquêtes en cours sur le terrorisme.

Le directeur des services de renseignement américains, James Clapper, a répondu aux accusations dans un communiqué dimanche.

"Les États-Unis recueillent les renseignements étrangers- comme le font tous les gouvernements- pour améliorer la sécurité de ses citoyens et protéger ses intérêts et ceux de ses alliés dans le monde. Ce que nous ne faisons pas et nous l'avons dit à maintes reprises, c'est d'utiliser notre capacité de renseignement pour voler des secrets commerciaux de compagnies étrangères" et les transmettre "à des compagnies américaines pour améliorer notre capacité de concurrence internationale", a souligné M. Clapper.

Mais l'espionnage de Petrobras "contredit ce qu'affirme la NSA, qu'elle ne fait pas d'espionnage commercial", a souligné la TV Globo.

Le chiffre d'affaires annuel de la Petrobras est de 93 milliards d'euros) et la compagnie est le numéro un mondial dans l'exploitation de pétrole en eaux très profondes.


Belga

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