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Giro - Cyclisme

Giro : Bernal "a senti son maillot rose en danger" après l’attaque d’un Caruso en mode "champion"

Damiano Caruso, Egan Bernal et Daniel Martinez
29 mai 2021 à 17:05Temps de lecture3 min
Par G. Z avec Belga

Egan Bernal a conservé son maillot rose à l’issue de la 20e étape du Giro, la dernière de montagne, au sommet de l’Alpe Motta, samedi. Le Colombien d’INEOS Grenadiers pourra gérer un avantage de 1 : 59 sur Damiano Caruso, vainqueur samedi, lors du contre-la-montre final à Milan dimanche. Bernal a tout de même senti que son maillot rose "était en danger" après l’attaque, lointaine, de Caruso, a-t-il confié sur la RAI.

"Aujourd’hui on a su gérer la course", a résumé Bernal. "Mes équipiers ont parfaitement géré. Jonathan Castroviejo a tout bien fait. Je les remercie. Moi, j’ai suivi et puis j’ai attaqué lors de ce dernier kilomètre."


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Caruso, deuxième du général, a attaqué dans la descente du Passo San Bernardino, alors qu’il restait encore deux ascensions au programme. Bernal n’a pas répliqué. Avec une avance de 2 : 29 au départ de l’étape, le Colombien n’était pas tout à fait tranquille, a-t-il confié. "Oui, j’ai senti mon maillot en danger. Il y a eu différentes sensations. J’avais les jambes, j’avais l’équipe, mais un coureur du général se trouvait devant et il était dans un groupe de dix. Ils commencent à avoir 20, 30, 40, 45 secondes d’avance… Même si je savais que j’étais bien, que mes sensations étaient bonnes, je me disais 'ok peut-être que sur la dernière ascension, je ne serai pas bien' et alors là ça va vite pour perdre une minute et demie et être presque dans le même temps pour le chrono de demain. Mais heureusement j’étais bien. Déjà hier j’étais bien. J’ai cru en moi, dans l’équipe, dans Daniel Martinez, et nous avons fait une belle course."


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Bernal a franchi la ligne en deuxième position, 24 secondes après Caruso. Il entamera le chrono final de 30 km entre Senago et Milan avec 1 : 59 sur le coureur de Bahrain-Victorious, le seul encore en mesure de l’empêcher de devenir le vainqueur du 104e Giro. "Deux minutes d’avance c’est bien. Oui je peux perdre du temps, c’est sûr, mais j’essaierai de faire de mon mieux. Je ferai certainement le chrono à fond. Je ne pensais pas arriver à la dernière étape avec deux minutes d’avance. Je suis confiant. Mais tant que je ne franchis pas la ligne d’arrivée demain, je ne suis pas sûr d’avoir gagné la course."

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Caruso : "Aujourd’hui, j’ai eu ma journée de champion"

Héritier des grades de capitaines après la chute et l’abandon de Mikel Landa en début de Giro, Damiano Caruso a finalisé en beauté le travail effectué lors de ces 3 dernières semaines. A 33 ans, ce 'gregario' de luxe a empoché la 3e victoire de sa carrière professionnelle et assuré sa place sur la deuxième marche du podium final."J’ai vécu ma journée de champion", a confié à la RAI le coureur de l’équipe Bahrain Victorius.

Caruso a lâché son dernier compagnon d’échappée, Romain Bardet, à 2 km de l’arrivée. "J’ai pensé à 1.000 choses dans ces 200 derniers mètres : à tous les efforts des dernières semaines, aux mois de sueur pour arriver à ce point, au travail de mes équipiers, à l’équipe, et j’ai pensé à moi-même. Aujourd’hui j’ai réalisé un autre rêve, je pense être l’homme le plus heureux du monde en ce moment."

"Je crois qu’on a couru de manière exemplaire", s’est réjoui Caruso qui regrette tout de même les trois abandons pour chute dans son équipe (Landa, Mohoric, Mäder). "Pendant la course, j’ai pensé : si on a réalisé ça à cinq, qu’est-ce qu’on aurait pu faire avec l’équipe au complet ? Aujourd’hui, tout s’est bien déroulé. Et Pello Bilbao a été incroyable, le mérite de ma victoire lui revient à 70 pour cent."

Le palmarès de Caruso ne comprenait jusqu’ici que deux victoires, une étape de la Semaine Internationale Coppi et Bartali en 2013 et le Circuit de Getxo l’an passé. Deuxième du général à 1 : 59 d’Egan Bernal, avec plus de 5 minutes d’avance sur le quatrième, Aleksandr Vlasov, Caruso devrait, sauf catastrophe, monter sur le podium du Giro dimanche. Souvent utilisé comme 'gregario' pour un leader, il a connu samedi son jour de gloire. "Je me considère comme un excellent professionnel et un excellent coureur. Je n’ai jamais été considéré un champion, car je n’ai jamais gagné comme un champion. J’ai gagné quelques courses mineures et j’ai eu beaucoup de places d’honneur. Aujourd’hui, j’ai eu ma journée de champion", a conclu le Sicilien, 10e du dernier Tour de France.

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