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Le 8/9

Gérard Lenorman, ému par son travail avec Vianney et Serge Lama : "Une chanson maudite est devenue une chanson d’amour"

Gérard Lenorman, pour son album "Le goût du bonheur"

Le 8/9

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14 janv. 2022 à 09:093 min
Par François Saint-Amand

Gérard Lenorman était l’invité du 8/9 pour présenter son nouvel album, Le goût du bonheur, un disque d’une extrême sincérité, sur lequel figurent des chansons écrites par Vianney, Bénabar et Serge Lama.

Au-delà des modes, loin du grand cirque médiatique, Gérard Lenorman continue de chanter la gravité de la vie, avec une légèreté d’enfant.

Dix années lui ont été nécessaires pour enregistrer 11 nouveaux titres. Ceux-ci qui allient une mélodie mélancolique et pleine de douceur (mais jamais plaintive) à une générosité sans égal. Ils se traduisent par des textes solaires et inspirants et des mélodies enivrantes. Beaucoup décèleront dans Le goût du bonheur la quintessence du perfectionnisme de son auteur et ses grandes marques de fabrique.

Gérard Lenorman, un vrai perfectionniste

10 ans, voilà 10 ans que le public attendait un nouvel album de Gérard Lenorman. Loin d’être tombé dans les limbes, l’auteur-compositeur-interprète de 76 ans, en vrai perfectionniste, souhaitait simplement prendre le temps nécessaire pour fournir des chansons d’une qualité rare.

"J’ai fait beaucoup de disques et je suis de plus en plus pointilleux et donc il me faut du temps" justifie-t-il dans Le 8/9. Depuis 10 ans, il a donc laissé beaucoup de chansons de côté pour ne garder que la crème de la crème. "On s’attache à ce qui semblait être des perles et là il y en a 11 qui sont des perles" promet-il.

Et que les fans se rassurent, ce 18e album ne signifie pas la fin de sa carrière pour autant. "Il y a bien un moment où il faudra que je m’arrête, mais je ne peux pas savoir ce que je ferai. Je ne sais jamais. Mais je sais que souvent, il y a un déclic qui amène une succession d’autres titres et alors je me dis pourquoi pas (refaire un album)".

Le coup de foudre pour Vianney

Et le déclic de ce nouvel album, il est venu grâce à… Vianney, comme mentionné dans les remerciements de son disque.

L’interprète de Beau-papa est l’auteur-compositeur le plus prisé de ces dernières années. Gérard Lenorman est donc heureux d’avoir pu collaborer avec lui :

Cela a été un coup de foudre explosif, de tendresse, de respect, d’humilité. On a plein de points communs.

"J’ai adoré ce grand garçon avec des yeux qui m’ont rappelé ceux de mon époque, prêts à s’offrir au monde et à partager des mélodies, des mots. Il a un don, un talent monstrueux. Cela a été un coup de foudre et depuis on a des liens très forts" précise-t-il. Lorsque Vianney lui a présenté des chansons, pour Lenorman, cela sonnait comme une évidence, elles auraient leur place dans l’album. "Tout ce qu’il me présentait c’était magique et à chaque fois je disais oui bien sûr. Des rencontres comme celle-là sont assez rares pour pouvoir s’en enchanter".

L’artiste de 30 ans a signé deux morceaux sur le disque : Changer et Le goût du bonheur, plage-titre de l’album.

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Des collaborations avec Bénabar et Serge Lama

Gérard Lenorman compte d’autres collaborations sur Le goût du bonheur, notamment avec Bénabar, qui a écrit Le cul entre deux chaises.

"J’avais une musique que j’adorais, un peu fanfaronnante. On l’a enregistrée mais je ne savais pas quoi chanter, il n’y avait pas le texte" révèle-t-il. "J’ai appelé Bénabar, je lui ai dit : 'J’ai un truc, je ne sais pas quoi en faire'. Deux heures après, il m’envoie le texte, Le cul entre deux chaises. Cela ne pouvait pas mieux tomber, en plus il y a un peu d’humour. C’est un peu léger".

Submergé par l’émotion de la chanson "Maman"

On recense également une chanson dont le texte est signé par un certain Serge Lama, Maman.

Ce morceau revêt une saveur particulière pour Gérard Lenorman, né en février 1945 dans une maternité pour parents en difficulté. Sa maman était âgée de 16 ans lorsqu’il est venu au monde et il ne découvrira qu’à 35 ans qu’il est le fils d’un soldat allemand.

"C’est très spécial parce qu’on a l’un comme l’autre un gros problème sentimental avec le mot 'maman'" lâche-t-il, très ému. "L’idée c’était d’arriver à lui faire admettre (NDLR : Serge Lama a mal vécu l’extrême possessivité de sa mère) qu’on pouvait, quelle que soit l’existence qu’on a eue avec sa maman, reconnaître que les mamans sont des personnages très importants de la vie de tout un chacun, et que s’il y a des mamans exceptionnelles et particulières, il faut s’adapter et essayer de comprendre. Je l’ai convaincu et je crois qu’il ne le regrette pas : il a fait ce texte et moi cette musique et je crois que cela nous a un peu plus rassemblés et nous a aussi un peu réparés".

Pour l’interprète de La ballade des gens heureux, Maman est "une chanson maudite mais qui est devenue une vraie chanson d’amour".

► Pour découvrir toutes ces chansons d’une extrême sincérité, rendez-vous le 12 novembre au Centre culturel d’Uccle.

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Du lundi au vendredi, retrouvez l’invité du jour dans Le 8/9 à suivre sur VivaCité et en télé sur La Une. Pour connaître le programme de la semaine, c’est par ici.

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