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Belgique

Gérard Deprez (MCC): "La N-VA pèse plus dehors que dedans"

Gérard Deprez (MCC): "La N-VA pèse plus dehors que dedans"
06 sept. 2011 à 06:39 - mise à jour 06 sept. 2011 à 06:442 min
Par Céline Biourge
Depuis le 13 juin 2010, soit 450 jours après les élections, la situation n'est plus la même, déclare Gérard Deprez qui incrimine "une espèce de liturgie de dramatisation" qui "ne change absolument rien". 

La N-VA n'étant plus physiquement autour de la table, cela "permet un certain optimisme" et il y a aujourd'hui, dit-il, "des chances raisonnables d'aboutir à un accord". Et cela même si le parti "populiste-nationaliste" "continue toujours à peser" et il "pèse peut-être malheureusement plus dehors que dedans". 

Autrement dit, les autres partis flamands "ne peuvent pas donner l'impression qu'ils sont des mollassons et qu'ils sont en train de brader les intérêts flamands au moment où les sondages d'opinion laissent apparaître que 54% de l'opinion flamande considère que la N-VA a bien fait de se retirer de la table des négociations et où pratiquement près de 40% des Flamands sont prêts à voter pour la N-VA". Et Gérard Deprez de répéter : "Le poids de la N-VA pèse lourdement sur toute l'atmosphère des négociations, c'est quelque chose d'indiscutable".

Le président du MCC préconise, par ailleurs de ne "pas dramatiser à outrance" et de ne "pas non plus avoir un calendrier trop serré".  

Les désaccords au sein du MR, seulement "en apparence" 

Si Gérard Deprez ne conteste pas l'existence de désaccords au sein de son parti, "c'est vrai et on ne peut le contester", il précise que ces désaccords ne le sont qu'"en apparence". 

"Cela veut dire que certains sont plus enclins à dire qu'il faut faire des concessions nécessaires pour qu'il y ait le plus rapidement possible un gouvernement. Et d'autres sont plus enclins à dire que si les concessions sont à ce point élevées et que cela hypothèque une partie des choses que nous avons toujours défendues avec énergie et qui font notre crédibilité devant les électeurs, à ce moment là, cela vaut la peine de se demander si on prend ce risque là", explique-t-il. 

En d'autres termes, l'élargissement de Bruxelles serait "la solution la plus rationnelle pour les Bruxellois" et c'est ce que dit Olivier Maingain. Le problème est que ce point n'est pas négociable du côté flamand et donc "il faut alors obtenir 50% de quelque chose qui va dans la même direction". D'autres partis francophones suivraient le même combat "mais sans se mettre en première ligne", précise-t-il. 


C. Biourge 

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