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Georges-Louis Bouchez (MR) réagit au départ de Jean-Luc Crucke : "Il ne faut jamais retenir les gens contre leur volonté"

L'actu

Jean-Luc Crucke/Georges-Louis Bouchez : 2 idées du libéralisme

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10 janv. 2022 à 17:102 min
Par Ambroise Carton sur la base d'une interview menée par Julie Morelle et Arnaud Ruyssen

Georges-Louis Bouchez, le président du MR, était ce lundi soir l'invité de Déclic sur La Première et La Trois. Quelques heures plus tôt, Jean-Luc Crucke démissionnait de son poste de ministre wallon du Budget, affirmant que "[ses] convictions ne sont plus en pleine adéquation avec la ligne de [son] parti". Il sera le candidat du MR à la Cour constitutionnelle.

"Il ne faut jamais retenir les gens contre leur volonté. Ça faisait déjà deux ans que lui et moi on parlait de la possibilité de la Cour constitutionnelle parce que je voulais le meilleur candidat possible pour cette fonction", réagit Georges Louis Bouchez pour qui Jean-Luc Crucke n'est "pas n'importe qui". Et d'ajouter : "Je considère qu’il est le meilleur candidat possible" avec ses 30 ans d'expérience comme avocat et sa connaissance du néerlandais.

Quant à savoir si ce n'est pas surprenant d'envoyer comme représentant à la Cour consitutionnelle un candidat qui ne se dit "plus en adéquation" avec la ligne du MR, Bouchez balaye : "Il a dit qu’il était toujours libéral. [...] Je ne suis personne pour remettre en cause sa qualité de libéral." Et ce même si "des divergences ponctuelles" ont pu exister.

"Ce n’est peut-être pas le parti qui a changé, mais Jean-Luc Crucke qui a évolué", suggère-t-il, pointant au passage "des individus qui a travers leur parcours de vie ont d’autres sensibilités."

Divergences de vues

Il poursuit : "Je me rappelle de l'époque où Jean-Luc Crucke était présenté comme l'aile droite du Mouvement Réformateur. Il était le premier au sein de notre formation politique à dire que nous devions faire une alliance avec la N-VA. Et aujourd'hui on le présente sous l'aile gauche. Je n'ai pas de problème avec ça et ce n'est pas une critique dans ma bouche."

Cette dernière séquence met en tout cas en avant les divergences de points de vue dans le parti libéral. "On a plusieurs milliers de membres au sein du MR", fait valoir le Montois. Il se peut qu’il y ait parfois des sensibilités différentes. Ce n’est pas parce qu’une personne aussi important soit elle dit qu’elle ne s’y retrouve plus que ça veut dire que le parti a changé."

Qui viendra occuper le poste laissé vacant au gouvernement wallon ? Du sang neuf ? Le président du MR élude la question tout en affirmant que les "renouvellements réguliers" font "la dynamique d'un parti".

Sujet JT du 10/01/2022: Crucke-Bouchez, chronique d une rupture annoncée

Crucke-Bouchez : Chronique d une rupture annoncée

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