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Belgique

Georges Gilkinet: "Que le titre de ministre d'État d'Armand De Decker lui soit retiré"

Georges Gilkinet: "Que le titre de ministre d'État d'Armand De Decker lui soit retiré"
29 mars 2018 à 16:00 - mise à jour 30 mars 2018 à 04:432 min
Par Johanne Montay

Comme le reste de l’opposition, Georges Gilkinet (Ecolo) dézingue le rapport final de la commission d’enquête sur le Kazakhgate, un rapport qui aboutit à un vote majorité contre opposition. Sur le plateau de Jeudi en Prime, Georges Gilkinet explique pourquoi il est contre ces conclusions : "Tous les constats un peu dérangeants ont été retirés du texte, toutes les appréciations critiques à l’égard de mandataires politiques ou de membres de la justice ont été ôtées du texte, toutes les recommandations un peu innovantes ont été enlevées du texte".

On l’a compris, Georges Gilkinet aurait voulu aller plus loin, plus fort, notamment vis-à-vis d’Armand De Decker (MR), ancien sénateur, avocat de Patokh Chodiev. "Armand De Decker figure dans le rapport, mais de façon beaucoup trop prudente par rapport à la gravité des faits commis. Monsieur De Decker est un ancien ministre, ancien président du sénat, il était à l’époque vice-président du sénat. Il a utilisé ses titres, ses fonctions, les moyens qui lui étaient confiés, pour agir au profit d’une personne (…) Son attitude est inacceptable. Depuis des mois, je ne comprends pas qu’Armand De Decker soit encore membre du MR. Est-ce que les Michel père et fils et Olivier Chastel trouvent cela normal ?", demande l'écologiste.

J'ai encore des questions sur Didier Reynders

Et Georges Gilkinet de proposer une sanction à l’encontre d’Armand De Decker : "Armand De Decker est ministre d’État, nous demandons que le titre de ministre d’État lui soit retiré. Plus on a de responsabilités politiques, plus ont doit être exemplaire. Lui a été le contraire d’exemplaire. Ce serait une première, mais je pense que c'est faisable. Un arrêté royal peut annuler un arrêté royal précédent".

Pour ce qui est de Didier Reynders (MR), égratigné par le président de la commission d’enquête Dirk Van der Maelen (sp.a, dans l'opposition) et pourtant épargné par le rapport final, Georges Gilkinet se montre prudent : "On ne peut pas dire comme le fait le MR qu'il est blanchi. S’il n’est pas dans le rapport, c’est parce qu’il manque des éléments. Moi, j’ai encore des questions sur Didier Reynders. Politiquement, c’est lui qui a agi pour que la loi soit votée. Il était en contact avec les protagonistes français du dossier. Sa proximité avec Armand De Decker pose aussi question. Aujourd’hui, je conserve ces questions".

Ce vendredi, les membres de la commission se retrouveront pour le vote final de l’ensemble des conclusions de la commission d’enquête sur le Kazakhgate. Georges Gilkinet votera contre ce rapport qui selon lui est uniquement celui de la majorité. Pour lui, c'est clair, l'affaire n'est pas finie.

Jeudi en Prime : Georges Gilkinet

Député fédéral Ecolo

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