RTBFPasser au contenu

Generation 21

Génération 21 : Toninè

Génération 21

Toninè

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

22 déc. 2021 à 21:055 min
Par Pierre Paulus

C’est quelque part entre Liège et Bruxelles, aux côtés de l’artiste Toninè, aussi passionnant que passionné, que Génération 21 clôture cette année… En vous souhaitant d’excellentes fêtes d’années et en me réjouissant de vous retrouver à la rentrée pour de nouvelles découvertes " Génération 22 ".

Toninè a 57 ans, est papa de deux grands enfants, est aussi expert en comptabilité… qu’en Pink Floyd, groupe auquel il a consacré un livre baptisé " Comfortably Numb ". Loin de s’engourdir, après des années passées à la guitare acoustique au sein du groupe de reprises " The Puzzle ", cet artiste liégeois dévoile trois premières compositions, résonnant comme autant de cris : " Ce sont trois cris de douleur. Le premier est celui qu’a poussé George Floyd lorsqu’un policier l’a coincé avec son pied pendant dix minutes alors qu’il criait qu’il ne pouvait pas respirer. C’est un premier pour dire que ‘oui, la vie des noirs compte’. Le deuxième cri est un cri plus personnel, qui vient de la cour d’école, où je crois que l’on laisse une partie de son enfance. J’ai lu quelque part que l’on passait sa vie d’adulte à régler ses problèmes d’enfance… J’ai remarqué qu’il y avait encore beaucoup de travail chez moi. Cette chanson est le cri d’un enfant pas toujours bien dans sa peau. Le troisième cri est peut-être le plus strident, c’est celui de Greta Thunberg à la tribune des Nations Unies, en septembre 2019, ‘How dare you ?’. Ce cri m’a bouleversé. Avec l’aide précieuse de mon prof de guitare, Salvatore Lombardo, j’ai voulu l’enrober d’une mélodie pour lui donner encore plus de poids et de valeur. À travers ce petit disque je tenais à m’engager, et j’espère que ça va plaire ! "

Ce petit disque de Toninè prend aussi la forme d’un engagement social et solidaire puisque l’intégralité des bénéfices de sa vente est reversée à l’association " Cap’Able " qui soutient les enfants atteints du syndrome Smith-Kingsmore entraînant un polyhandicap. Cette association est portée par des membres de la famille de Toninè… L’occasion d’un clin d’œil à sa maman à qui l’on doit le nom de scène " Toninè " : c’est ainsi qu’elle surnommait son Tony. Autre clin d’œil à l’épouse de Toninè à qui l’on doit par ailleurs la pochette de l’album, illustrée d’un tourbillon de feuilles en référence à un extrait de la chanson " La cour d’école " : " Les feuilles tourbillonnent dans le désespoir… Mais qui peut bien les voir ? " En guise de contre-pied et à l’heure de nous saluer, Toninè partage l’espoir qui subsiste à travers les cris du disque : " C’est avec des cris que l’on va pouvoir faire avancer les choses ! L’espoir, c’est de contribuer au changement. "

Pour retrouver l’ASBL " Cap’Able " à laquelle ce projet est dédicacé, cliquez ICI

Génération 21, le mercredi à 22H05 sur Classic 21, votre radio Rock’n’Pop.

Retrouvez les autres interviews ICI

Sur le même sujet

18 mai 2022 à 20:05
1 min
04 mai 2022 à 20:05
2 min

Articles recommandés pour vous