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Generation 21

Génération 21 : Delight in Disorder

27 avr. 2022 à 20:05Temps de lecture2 min
Par Pierre Paulus

Des talents belges inspirés par les classiques rock et pop,

le mercredi à 22h05 dans Underground, sur Classic 21 !

Du plaisir dans le chaos. Du dosage dans le sauvage. De la lumière comme dans la chanson d’Arno. Delight in Disorder !

C’est dans un décor cinégénique, à deux pas de la gare d’Etterbeek, que je rencontre Sophia Haze, chanteuse, guitariste et cofondatrice de Delight in Disorder, groupe qui vient de dévoiler un premier opus baptisé " Untamed ". Littéralement, tout comme musicalement… Sauvage. Indomptable. " C’est que nous sommes nous-mêmes sauvages ", sourit Sophia. " Nous prônons la liberté d’être, d’être authentiques à travers notre musique, de ne pas nous soumettre à un certain canevas… Nous apprécions jouer avec les distorsions de sons et de structures. Être dans l’exploration musicale autant que dans celle des émotions. "

Des explorations qui aboutissent à une bande-son qui pourrait être celle du film " Dancer in the Dark " de Lars von Trier. Une bande-son pour une atmosphère sombre, de laquelle jaillissent toutefois certaines formes de bonheur et de lumière. À l’image de la plage d’ouverture d’Untamed, " The Gun ", sorte de rollercoaster oscillant entre douceur et volcan : " On entend des sonorités dures, angoissantes… On ne sait pas sur quel pied danser, cela traduit ce sentiment vécu par le personnage. En effet, ce titre parle de quelqu’un qui tourne en boucle, dans un marasme mental, mais qui envisage une lumière à la fin. C’est comme dans la chanson d’Arno : il y a toujours une lumière. "

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Pour Sophia, la lumière, la flamme, pour la musique a toujours veillé au fond d’elle, comme un secret intérieur : " J’ai commencé à chanter très jeune, vers 8 ans. Puis je me suis mise à la guitare à 13 ans… Déjà dans le rock. Quand j’ai quitté ma ville d’origine, Verviers, et que je suis arrivée à Bruxelles vers 18 ans, je suis tombée dans le bain des jams. Puis j’ai eu une révélation lors d’un voyage en Amérique du Sud. Cela fait 7 ans maintenant que je me forme plus professionnellement. "

Le feu de la musique a conduit Sophia à rencontrer Philippe Delhaye, claviériste, compositeur, et ingénieur du son. C’était en mars 2020, à une période où notre société allait connaître une forme de chaos généralisé à travers la crise sanitaire. " Cette période n’est pas la seule inspiration du nom du groupe. Delight in Disorder est aussi un poème du 17e siècle contre le conservatisme de Robert Herrick. Le plaisir dans le chaos… Cela nous parlait avec Philippe. On a bien sympathisé, et on s’est lancé : j’ai amené mes textes à ses sons. De là, une série de compositions dont une partie se retrouve à présent gravée sur ce premier EP. "

Aux côtés de Sophia et de Philippe, on y retrouve aussi Grégory Furet à la guitare, Laurent Soulasse à la basse et Bastien Chauvon à la batterie.

Prolonger la découverte du quintet en cliquant ICI

 

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Génération 21, le mercredi à 22h05 sur Classic 21, votre radio Rock’n’Pop.

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