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Gaston Lagaffe, le débat : les droits de Dupuis ou la volonté de Franquin ?

Déclic le débat : Le retour de Gaston Lagaffe est-il illégal ?

un extrait de Déclic

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La maison d’édition Dupuis a annoncé le grand retour de Gaston Lagaffe après 30 ans d’absence et la disparition de son créateur, André Franquin. Le 22e volume de Gaston doit paraître en octobre et il sera dessiné par le canadien Marc Delaf. Cette annonce fait couler beaucoup d’encre et est notamment à l’origine d’une action en justice portée par Isabelle Franquin, la fille de l’auteur.

Hugues Dayez, journaliste à la RTBF et spécialiste de cinéma et bande dessinée, dénonce la décision de la maison Dupuis. Abordant la problématique sous un angle éthique et moral, il insiste sur le fait qu’André Franquin, quelques mois avant sa mort, avait clairement déclaré qu’il ne souhaitait pas que Gaston soit dessiné par quelqu’un d’autre après sa disparition. Selon lui, il est important de rappeler que la maison Dupuis s’est principalement fondée sur l’œuvre de Franquin. Il est donc regrettable que les actuels directeurs piétinent la mémoire de celui à qui, ils doivent pourtant une grande partie de leur succès. Il insiste aussi sur le fait que l’œuvre est close et parfaite telle qu’elle est.

Alain Berenboom, avocat qui défend les intérêts de la maison Dupuis et spécialiste des droits intellectuels, rappelle qu’André Franquin a vendu les droits du Marsupilami et de Gaston Lagaffe à la société Marsu Productions qui a ensuite été rachetée par Dupuis. Dans les deux contrats mentionnés, il vend non seulement les œuvres existantes mais également le droit de les adapter moyennant deux conditions de réserve morale. La première concerne des raisons éthiques. Cette réserve doit se comprendre uniquement dans le sens où la nouvelle adaptation ne respecterait pas les codes moraux de la société. Quant à la seconde, elle porte sur les choix artistiques. Pour Alain Berenboom, aucune de ces deux conditions n’est remplie dans ce cas-ci.

Quant à la question du plagiat invoquée par la partie adverse, il précise que le plagiat est une notion juridique qui signifie : "Recopier ou reproduire l’œuvre de quelqu’un en signant avec son propre nom et sans autorisation". Or, Marc Delaf a l’autorisation de la maison Dupuis qui a elle-même reçu l’autorisation d’André Franquin.

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