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France: "Le grand vainqueur des élections c'est l'UMP, pas le FN"

"Vague bleue" et Front National aux municipales: comment se réveille la France? Chat ce lundi

© PHILIPPE HUGUEN - BELGAIMAGE

30 mars 2014 à 18:31 - mise à jour 31 mars 2014 à 10:52Temps de lecture1 min
Par Wahoub Fayoumi

"Vague bleue", abstention et Front National: tels sont peut-être les trois points saillants du scrutin municipal qui vient de se clôturer en France.

Si plusieurs villes ont résisté aux assauts de l'extrême droite, les triangulaires ont souvent favorisé les candidats issus du Front National. Pas partout: la gauche a certes préservé certaines mairies, mais c'est bien l'UMP, raflant plusieurs villes, qui est le deuxième gagnant des municipales.

Enfin, un point qui mérite d'être souligné: le sursaut républicain chez l'électeur n'a pas eu lieu, pour la gauche; en témoigne le taux record- 38% - d'abstention.

Comment expliquer ces résultats? Le Front National s'est-il donc banalisé aux yeux de bon nombre d'électeurs? Ou est-ce le désenchantement d'une bonne partie de la population française face au pouvoir qui explique sa percée? Quelles leçons le gouvernement de gauche devrait-il en retirer?

"Il y a une banalisation du discours d'extrême droite, et l'attitude ambigüe de Sarko quand il était président n'y est pas étrangère", estime, sans surprise, notre reporter.

"Quand on regarde les résultats ville par ville, on s'aperçoit que le FN poursuit son implantation locale mais pour qu'il l'emporte, il faut une division des voix à droite ou à gauche. A Fréjus, la droite était divisée; à Béziers il n'y a pas eu de front républicain. Quand les partis traditionnels s'organisent le FN ne dépasse pas les 50%", fait-il surtout remarquer.

Mais Pierre Marlet précise: "Le grand vainqueur de l'élection n'est pas l'extrême-droite mais la droite classique. Parce que la gauche a déçu par son incapacité à faire baisser le chômage comme elle s'y était explicitement engagée".

"Le FN commence à se banaliser, certains se disent : pourquoi ne pas essayer après tout ? Mais je pense que le manque de leadership général et l'impression qu'on ne sait pas où on va expliquent largement ce vote. Et je le répète : le FN ne l'emporte que quand il y a des situations locales favorables. Sinon c'est le retour de balancier habituel : quand la gauche gouverne on vote UMP aux municipales, à l'inverse de 2008 qui avait connu une vague rose", ajoute-t-il.

Relisez l'entièreté du chat ci-dessous.

RTBF

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