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France : la hausse des prix du gaz et de l’électricité limitée à 15% en 2023

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14 sept. 2022 à 15:43Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Théa Jacquet

La France va prolonger son bouclier tarifaire pour limiter à 15% les hausses du prix de l’électricité et du gaz en 2023, a annoncé mercredi la Première ministre Elisabeth Borne, en soulignant que si la population faisait preuve de sobriété il n’y aurait "pas de coupure".

Les hausses seront toutefois supérieures à 2022, celle des tarifs d’électricité pour les particuliers ayant été bloquée par le gouvernement à 4%, et les tarifs du gaz gelés au niveau d’octobre 2021.

"Il n’y aura pas de coupure"

Si la cheffe du gouvernement a fait part de ses craintes en cas d'"hiver particulièrement froid cumulé à des difficultés d’approvisionnement", elle a insisté : "si chacun prend ses responsabilités et fait preuve de la sobriété nécessaire, il n’y aura pas de coupure".

Borne a annoncé que la hausse des tarifs de gaz et d’électricité serait limitée à 15% en 2023 "pour tous les ménages, les copropriétés, les logements sociaux, les petites entreprises et les plus petites communes".

"Ces augmentations vont conduire à une hausse moyenne des factures de l’ordre de 25 euros par mois pour les ménages qui se chauffent au gaz, au lieu d’environ 200 euros par mois sans bouclier tarifaire. Et à une augmentation moyenne de l’ordre de 20 euros par mois pour les ménages qui se chauffent à l’électricité, au lieu de 180 euros par mois, sans bouclier tarifaire", a-t-elle fait valoir.

Un "accompagnement spécifique" sera en outre mis en place pour "aider les plus modestes", avec des "chèques énergie exceptionnels" de 100 ou 200 euros qui seront "versés d’ici la fin de l’année" à destination de 12 millions de foyers.

Ce bouclier tarifaire coûtera 11 milliards d’euros pour le gaz et cinq milliards pour l’électricité, soit 16 milliards d’euros, a précisé le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire.

Sous l’effet de la guerre en Ukraine, les flux de gaz russe se sont taris vers l’Europe, ce qui fait craindre des pénuries dans l’hiver et provoque une envolée des prix sur les marchés.

La situation française est fragilisée en raison d’une production électrique nucléaire au plus bas, liée à des travaux ou des problèmes de corrosion sur la moitié de ses 56 réacteurs. Electricité de France (EDF) a assuré mercredi que les réacteurs à l’arrêt rouvriraient au cours de l’hiver, une fois les opérations de maintenance terminées.

Elisabeth Borne à propos de l'énergie

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