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Fosses la ville : la restauration de Sainte-Brigide assure la transmission du savoir-faire des tailleurs de pierre

Fosses la ville : la restauration de Sainte-Brigide assure la transmission du savoir-faire des tailleurs de pierre

C’est l’un des patrimoines les plus remarquables de Fosse-la-Ville. Située sur les hauteurs de la commune, la chapelle Sainte-Brigide témoigne de la pratique du culte irlandais, très rare dans nos contrées. Depuis plusieurs mois, l’édifice fait l’objet d’une importante restauration. La réfection de la maçonnerie des façades, notamment, permet aux tailleurs de pierre d’assurer la transmission de leur savoir-faire.

Des façades en piteux états

Depuis un échafaudage dressé le long de la tour, on distingue le niveau de dégradation des maçonneries. Lessivées par les intempéries, les pierres de parement se décrochent de la structure de la chapelle. La restauration impose, par endroits, la dépose de pans entiers.

Pour rester fidèles à la construction d’origine, les pierres sont numérotées afin d’être replacées ensuite, comme un puzzle : "c’est très chronophage", reconnaît l’architecte. "Ça demande beaucoup de rigueur sur le chantier et ça reste très rare. On l’a fait récemment sur les arcades de l’abbaye de Villers-le-Ville. Mais ce n’est pas tous les jours qu’on démonte/remonte une structure maçonnée" poursuit Romuald Casier.

Des artisans qualifiés

A l’ombre de la chapelle, sous les échafaudages, s’échappe le son du burin qui rebondit sur la pierre. Thomas Petaccia achève la taille d’un seuil de vitrail. La pierre d’origine, trop endommagée, n’a pas pu être conservée.

"Il ne faut pas voir de différence entre notre taille et celle d’origine", explique le jeune artisan. "Le choix de la pierre est aussi très important. On essaie d’avoir la même teinte pour qu’elle s’intègre au mieux dans la restauration. Ce n’est pas tous les jours qu’on intervient sur des bâtiments comme celui-ci", sourit Thomas Petaccia.

"Un chantier de restauration ne porte pas que sur l’édifice. Il porte aussi sur la transmission des savoir-faire", ajoute Romuald Casier. "Ça nous donne aussi l’opportunité d’accueillir des apprentis, de jeunes artisans et de leur montrer les gestes et les outils employés à l’époque", reconnaît l’architecte, spécialisé en patrimoine.

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