Formule E

Formule E : Stoffel Vandoorne champion du monde, les chiffres d’un incontestable sacre

Stoffel Vandoorne est donc devenu ce dimanche champion du monde de Formule E lors du dernier e-prix de la saison disputé dans les rues de Séoul et au terme d’une saison sans faute. Le Belge, qui débarquait en Corée du Sud en solide leader du championnat avec 36 points d’avance sur Mitch Evans (Jaguar) son plus proche poursuivant, et 41 sur Edoardo Mortara (Venturi) aura donc confirmé une année exceptionnelle de régularité.

Des statistiques époustouflantes

15 apparitions dans les points en 16 courses ! La seule lecture de ces chiffres permet de comprendre à quel point Stoffel Vandoorne s’est montré irréprochable face à la concurrence tout au long de cette huitième saison du championnat du monde de Formule électrique. Le pilote Mercedes, qui a engrangé 8 podiums dont une victoire, est passé au travers de toutes les embûches au contraire des deux saisons précédentes où il aurait déjà pu prétendre au sacre. Et si Stoffel s’est montré intraitable en course, il l’a également été lors des qualifications. Auteur de deux poles (il en compte 7 en Formule E), Vandoorne peut en effet également se targuer d’avoir participé 13 fois sur 16 aux duels à élimination directe qui opposent les huit meilleurs pilotes de chaque séance qualificative. Voilà encore une performance qui a permis au champion du monde d’occuper une bonne position de départ lors de chaque rendez-vous.

Evans, Mortara, Vergne, la concurrence s’est effondrée

Sur ses 8 podiums de la saison, Stoffel Vandoorne compte une seule victoire, mais sans doute la plus prestigieuse de l’année dans les rues de Monaco. En face ses principaux concurrents pour le titre en ont engrangé davantage (4 pour Evans et Mortara), mais tant l’Australien que le Suisse ont craqué à un moment de la saison pendant que notre compatriote continuait d’engranger les gros points lors de chaque course. Mortara n’a empoché que 5 petits points en 5 courses avant le e-prix de ce dimanche et le pilote Venturi comptait déjà deux abandons avant cela. De son côté Evans s’est montré plus costaud, mais lui aussi a fléchi. Du côté de Londres fin juillet le pilote Jaguar a signé une 5e place et un abandon, soit 10 points quand dans le même temps notre compatriote en empochait 30 avant de prendre la direction de Séoul pour les deux dernières courses de la saison. Quant à Jean-Eric Vergne, il restait sur quatre courses sans la moindre unité empochée avant la Corée du Sud. Le Français ne constituait donc plus qu’une (très) lointaine menace.

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La sagesse du champion

La régularité, arme principale de Vandoorne pour coiffer la couronne. Le Belge a géré ses courses avec en permanence le titre dans un coin de la tête quand ses adversaires principaux tiraient la langue. C’est ce que le pilote Mercedes nous confirmait encore il y a quelques jours : "Je me suis plusieurs fois retrouvé dans des situations où il ne fallait pas prendre de risques, ne pas être trop gourmand en voulant aller chercher la victoire, lorsque mes concurrents directs étaient en difficulté. Je n’ai gagné qu’une course cette saison, mais j’ai signé sept podiums (ndlr : huit après celui de ce dimanche). C’est certain j’aurais pu engranger plus de victoires en prenant un peu plus de risques, mais honnêtement, je préfère gagner le championnat. Aujourd’hui je suis beaucoup plus mature et on a beaucoup plus d’expérience en tant qu’équipe."

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La der’ de Mercedes

Ce titre est aussi la plus belle manière pour Vandoorne de clôturer l’aventure de Mercedes en Formule E, puisque la marque a décidé de se retirer de la discipline. Mais le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle aura marqué les esprits avec le doublé pilotes-constructeurs lors des deux dernières saisons. L’an dernier c’est l’équipier de Vandoorne, Nick De Vries, qui avait été sacré champion du monde. Cette fois c’est donc le Belge qui fait briller l’étoile allemande gagnante du titre par équipe devant Venturi (le team dirigé par Jérome D’Ambrosio). L’histoire aura donc été belle entre Mercedes et Stoffel en Formule E. Reste à voir avec quelle équipe il peut continuer à l’écrire, car on voit mal le champion du monde sans volant l’an prochain.

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