Sophie Wilmès prête à retourner dans un gouvernement? "Je n'ai jamais eu de plan de carrière"

31 août 2020 à 07:33 - mise à jour 31 août 2020 à 07:58Temps de lecture2 min
Par P.V.

C’est la rentrée pour tout le monde, y compris pour le gouvernement. Rentrée médiatique, pour la Première ministre Sophie Wilmès, invitée de Thomas Gadisseux dans Matin Première ce lundi. Elle y a notamment évoqué l’avenir de son gouvernement, qui demandera à nouveau la confiance du Parlement le 17 septembre prochain, mais aussi la situation de la pandémie de covid-19 en Belgique, ainsi que la relance économique qui devra se faire après des mois difficiles.

Plus que dix-sept jours, donc pour le gouvernement de Sophie Wilmès, minoritaire et mis en place dans des conditions particulières. "On a tenu la boutique comme on pouvait, comme il le fallait", affirme la Première ministre. Nous avons pris nos responsabilités, mais ce n’est pas une situation qu’on doit voir continuer."


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La cheffe du gouvernement fédéral est optimiste sur les chances des négociations d’aboutir à un gouvernement, mais se refuse à faire trop de commentaires : "comme on est dans une négociation qui a eu du mal à aboutir, je pense que le maître-mot dans ce moment, c’est la discrétion, note-t-elle. Il ne faut pas trop commenter, usurper les places des uns et des autres et donc je suis d’avis de continuer à avoir bon espoir que ça aboutisse mais surtout ne pas tirer des plans sur la comète."

Il n’empêche : le 17 septembre, il faudra bien prendre une décision. Si aucun accord de gouvernement ne se profile, que rien n’avance, Sophie Wilmès va-t-elle démissionner ? "Institutionnellement, ça ne se passe pas tout à fait comme ça, précise la Première ministre, qui rappelle qu’elle a eu la confiance du Parlement "dans un périmètre bien précis."

Pas dans notre ADN au MR de voir la Belgique se détricoter davantage

Une sorte d’intérim donc, même si Sophie Wilmès ne veut exclure aucun scénario : "d’aujourd’hui à dans 17 jours, en politique, ça peut être une éternité", remarque-t-elle. Mais "si l’ensemble des partis présents au Parlement exprime qu’il ne souhaite pas renouveler la confiance à ce gouvernement, il faut prendre ses responsabilités", et donc présenter sa démission.

Sophie Wilmès serait donc prête à quitter le 16, rue de la Loi… pour mieux retourner dans un gouvernement ? "Nous verrons comment les choses se mettent, réplique la principale intéressée. Mon destin personnel n’est pas ce qui me préoccupe", ajoute celle qui affirme "n’avoir jamais eu de plan de carrière", bien qu’elle soit devenue la première femme Première ministre de Belgique.


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Ce qui la préoccupe en revanche, dit-elle, c’est le destin du pays. Dans un entretien à La Libre ce week-end, elle disait n’avoir "pas peur pour la Belgique, mais parfois peur de ce qu’on veut en faire." "Il ne faut pas oublier qu’on a des partis qui veulent à la Belgique un destin particulier, rappelle la ministre libérale, sans nommer directement la N-VA, absente justement des négociations actuelles au fédéral. Ça n’est pas dans notre ADN politique au MR de voir la Belgique se détricoter davantage."

Si elle admet que des choses "ne fonctionnent pas" dans le pays, elle rappelle que pendant la crise, les choses se sont mises en place en urgence. "Quand on veut que ça fonctionne, ça fonctionne", affirme-t-elle. Pour l’avenir, il faudra alors discuter, mais sans "raisonnement a priori idéologique", dit-elle avec pragmatisme : "il faut travailler à l’efficacité de la Belgique." Reste à savoir dans quel but : les partis ont au moins dix-sept jours pour se mettre d’accord dessus.

 

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