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Belgique

Formation fédérale: le temps presse, réunion plénière dès 14h30

Formation fédérale: le temps presse, réunion plénière dès 14h30
05 oct. 2014 à 17:09 - mise à jour 06 oct. 2014 à 10:072 min
Par Belga News

Les représentants du MR, de la N-VA, du CD&V et de l'Open Vld ne se sont plus réunis tous ensemble depuis mardi soir, lorsque le ton est monté entre la présidente de l'Open Vld, Gwendolyn Rutten, et le président du CD&V, Wouter Beke, et que ce dernier a quitté prématurément la réunion.

Les pierres d'achoppement semblent se trouver toujours aux mêmes endroits : le rapport entre les économies et à réaliser et de nouvelles recettes, la réforme des pensions, le dossier Arco, etc.

Ce lundi, certains partis ont tenu leur traditionnel bureau.

Une difficulté supplémentaire : le temps

Officiellement, les quatre partis de la future coalition ne se sont jamais enfermés dans des délais. Mais la rentrée du parlement fédéral est un rendez-vous symbolique que la future majorité peut difficilement manquer. Comme chaque année, elle a lieu le deuxième mardi d'octobre. Cette année c'est le 14 octobre, dans une semaine.

Par ailleurs, les négociateurs doivent présenter le budget de l'année prochaine à l'Europe. La commission attend leur copie le 15 octobre. Bref, le compte a rebours tourne, car si la future coalition veut demander la confiance au parlement la semaine prochaine, il faut boucler le budget, peaufiner l'accord de gouvernement, en relire chaque terme, le présenter et le faire voter dans les congrès de participation, répartir les postes ministériels, et enfin prêter serment devant le Roi.

Et pour ajouter une pointe de tension à cette course contre la montre, Bart De Wever doit participer à une mission économique à Shanghai à partir du 10 octobre. Donc si les négociateurs veulent respecter toutes les contraintes de ce calendrier, ils doivent parvenir à un accord dans les prochaines heures.

La question "quand y aura-t-il un gouvernement ?" reste d'actualité

Ce qui étonne le plus, ce sont les tensions qui divisent encore les partis de la future coalition alors qu'a priori ces partis sont plutôt proches sur le plan socio-économique, qu'il n'y a pas de communautaire à régler et qu'ils ont obtenu ce qu'ils souhaitaient. Surtout la N-VA, avec les socialistes dans l'opposition. Qu'est-ce qui "cale" alors ?

Visiblement, entre le CD&V d'un côté et le VLD et la N-VA de l'autre, il y a d'évidentes divergences de vues en matière de fiscalité et par conséquent sur le plan budgétaire. Par rapport au saut d'index, le CD&V veut des corrections sociales, une taxation sur les plus-values financières, et de véritables garanties pour les épargnants ou coopérateurs d'Arco. Le CD&V veut et se doit d'obtenir des avancées sur le plan social. Aujourd'hui, ses électeurs sont surtout du centre, voire du centre-gauchen, car les autres sont partis. Le contexte est paradoxal et un accord passera inévitablement, entend-on, par un compromis sur le plan social. Qui l'aurait cru au début des négociations au vu des partis autour de la table ?

Baptiste Hupin et Marc Sirlereau

Négociations budget wallon et fédéral

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