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Formation fédérale : le CD&V doute des garanties apportées par les partenaires, la coalition Vivaldi vacille

Formation fédérale : le CD&V doute des garanties apportées par les partenaires, la coalition Vivaldi vacille
07 sept. 2020 à 10:45 - mise à jour 07 sept. 2020 à 13:50Temps de lecture2 min
Par A.T.

Le projet de coalition Vivaldi "est sous pression en ce moment", a averti le président du CD&V Joachim Coens à son arrivée au bureau du parti ce lundi. La coalition qui associerait les familles socialiste, libérale et écologiste, et le CD&V bat de l’aile alors que les deux co-préformateurs doivent présenter leur rapport au Roi au plus tard le 11 septembre.

"Nous avons conclu la semaine dernière des accords clairs sur un certain nombre de thèmes que nous voulons voir réglés d’une certaine manière et je n’ai pas l’impression que c’est le cas pour le moment. Je suis à cet égard particulièrement mécontent", a commenté Joachim Coens au micro du journaliste Pieterjan De Smedt (VRT).

Coalition Vivaldi : Signes de nervosité au CD V

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Plusieurs figures de proue des partenaires potentiels d’une Vivaldi se sont pourtant montrés relativement optimistes ces derniers jours sur les chances de réussite de cette formule actuellement approfondie par les préformateurs Egbert Lachaert (Open Vld) et Conner Rousseau (sp.a).

Mais le président des chrétiens-démocrates flamands ne semble pas partager cet optimisme. IVG ? Poste de premier ministre ? Réforme de l’État ? Joachim Coens n’a pas précisé sur quels points portait son mécontentement. Il a juste précisé "Il s’agit de contenu."

Pression de tous les côtés

Le président du CD&V explique dans cette courte interview que la coalition Vivaldi (également renommée Avanti) est sous pression. Pourtant, à en croire les messages et actions du Vlaams Belang sur les réseaux sociaux, c’est surtout le CD&V qui est sous pression.

Ce lundi matin, le Vlaams Belang a mené une action devant le siège du CD&V à Bruxelles. Le parti de Tom Van Grieken lui reproche d’avoir trahi son engagement en faveur d’un gouvernement reposant sur une majorité côté flamand. En réalité, si un gouvernement Vivaldi voyait le jour, il bénéficierait d’une large majorité de 87 sièges sur 150 au niveau fédéral. Sur les 87 sièges flamands à la Chambre, le CD&V, l’Open Vld, sp.a et Groen en totalisent 41.


►►► À lire aussi : Négociations fédérales : le Vlaams Belang traite le CD&V de "torchon de la rue de la Loi"


Sur les réseaux sociaux, le parti d’extrême droite a également lancé le hashtag #nietinmijnregering, qui veut dire "pas en mon gouvernement", une allusion à #notinmyname.

La N-VA a aussi fortement critiqué l’Open Vld et le CD&V, ses partenaires dans le gouvernement flamand, d’avoir choisi de ne pas gouverner avec les nationalistes flamands. Cieltje Van Achter, vice-présidente de la N-VA, critique notamment le fait que les deux plus grands partis de Belgique soient exclus. Bart De Wever a pour sa part déclaré ce dimanche que "La Belgique n’était pas une démocratie".


►►► À lire aussi : Bart De Wever sur la coalition Vivaldi : "La Flandre verse des milliards en transferts et le plus grand parti du pays est écarté"


L’unité entre les partenaires de l’éventuelle future coalition ne semble donc pas être au beau fixe. Ce qui est sûr, c’est les deux préformateurs ne disposent que de quelques jours avant de faire rapport au Roi et que la Première ministre a promis de soumettre au vote la confiance au gouvernement Wilmès…

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