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Le 6-9 ensemble

Foot féminin : Jo Love consacre son temps à la lutte contre le coronavirus

Regard Sport Foot Féminin

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21 avr. 2020 à 08:41 - mise à jour 21 avr. 2020 à 08:412 min
Par Olivier Hartiel

Jo Love a joué 191 fois en équipe nationale, ce qui en fait la joueuse de champ la plus capée de l’histoire de l’Ecosse. Elle a participé à la Coupe du monde, l’année dernière.

Elle a un joli nom, elle s’appelle Jo Love

Jo Love, footballeuse écossaise consacre son temps à la lutte contre le coronavirus...

Elle ne peut plus ni s’entraîner, ni jouer, ces temps-ci, comme à peu près tous les sportifs du monde. Alors, elle a décidé d’aider, comme elle le pouvait.

Elle n’est pas joueuse de football professionnelle, elle exerce un autre métier.

Habituellement, elle s’occupe de la protection des consommateurs, de la vérification de produits cosmétiques, ou de jouets pour enfants.

Mais pour le moment, elle consacre son temps à la fabrication de gel hydroalcoolique, pour les soignants. Elle travaille dans un laboratoire, avec 2 autres personnes, et elle insiste sur le fait que ce travail en équipe, c’est ce qui lui plaît aussi, quand elle est sur un terrain de football. Elle espère y retourner très vite.

On ne parle pas beaucoup de football féminin, en ce moment…

On en parle même pas du tout. On entend des joueurs, expliquer leur confinement. On se demande quand les championnats vont reprendre, mais toujours en parlant des championnats masculins.

L’Euro 2020 (pour les messieurs) a été reporté à l’année prochaine, au moment de l’Euro féminin. Quelques jours plus tard, les organisateurs de l’Euro féminin, prévu en Angleterre, ont annoncé que leur compétition était donc reportée en 2022. Puis l’UEFA a répondu que ce n’était pas encore officiel. Ça, c’était il y a 3 semaines, et depuis, on n’a plus aucune nouvelle. On ne sait absolument pas quand ce championnat d’Europe féminin aura lieu. Ce n’est qu’un exemple, qui montre que le football féminin est totalement oublié.

Et la FIFPRO s’en inquiète beaucoup. La FIFPRO, c’est le syndicat mondial des joueurs professionnels. Et des joueuses professionnelles. Il souligne que le football féminin pourrait être le grand perdant de la crise que le monde du sport traverse en ce moment, et de la crise économique qui va suivre.

Même sans jouer, Messi ou Ronaldo restent ce qu’ils sont. Leur valeur ne chute pas, leur image ne change pas. Pour les femmes, c’est différent. Elles gagnent beaucoup moins d’argent, elles sont loin d’être toutes professionnelles. Elles arrivent à peine sur la scène médiatique, depuis quelques années. Et quand on parle d’elles, c’est à l’occasion de matches en équipes nationales, et beaucoup moins en club. Or, il n’y a pas de matches internationaux, les Jeux Olympiques sont reportés, et on ne sait pas quand aura lieu l’Euro.

Après la crise du coronavirus, des clubs de football vont avoir des soucis d’argent. Vont-ils tous garder leur section féminine, pour ceux qui en avaient. Les sponsors, qui vont subir la crise économique, vont-ils investir dans le football féminin ?

Le football féminin comptait de plus en plus, avant la pandémie. Mais tout cela risque maintenant d’être remis en question.

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