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Les secrets du métier

Focus sur l’accueil et l’aide aux victimes en Fédération Wallonie-Bruxelles

Cécile et Patricia, dont le travail est dédié à l’accompagnement des victimes
27 juin 2022 à 08:03 - mise à jour 27 juin 2022 à 08:07Temps de lecture2 min
Par Charline Halleux

C’est à Libramont que Joëlle s’apprête à rencontrer deux passionnées, Cécile et Patricia, dont le travail est dédié à l’accompagnement des victimes. L’une officie au sein des maisons de justice, l’autre à travers un organisme partenaire de la FWB, le service d’aide aux justiciables de Libramont.

Dans la vie, on peut tous être amenés un jour à porter plainte ou, malheureusement, à être victime d’un vol ou d’une agression. Et si c’est le cas, la première chose à retenir c’est que vous n’êtes pas seul(e). Pour traverser cette épreuve, des hommes et des femmes travaillent au sein de la Fédération Wallonie Bruxelles avec des rôles spécifiques pour un accompagnement sur mesure. Parmi ces personnes il a des assistants de justice, comme Patricia Seret, et des professionnels de l’aide aux victimes comme Cécile Dethier.

"Une petite moitié des gens qu’on rencontre sont des personnes victimes de violences conjugales. À côté de cela on peut également avoir des personnes qui sont victimes d’agressions physiques ou des victimes d’agressions sexuelles, de harcèlement", confie Cécile, psychologue de formation. Certains ont porté plainte, d’autres non, et son but va être de les accompagner sur le plan psychologique et social. Le service d’aide aux justiciables de Libramont dont elle est responsable offre une approche globale. "On essaie de toujours d’avoir une personne de référence pour un dossier, c’est important, cela permet de créer du lien humain", explique Cécile.

Son outil de travail, c’est son empathie. Et c’est exactement la même chose pour Patricia qui elle travaille à la maison de Justice de Marche. Son rôle est différent mais complémentaire de celui de Cécile puisque Patricia ne s’occupe que des victimes qui ont porté plainte.

Le but de mon action, c’est de les aider à comprendre dans quel cheminement ils se situent, de pouvoir se réapproprier leur place dans tout le processus judiciaire en les accompagnant aux auditions, aller consulter un dossier avec eux, les aider à se constituer partie civile… Mais attention je ne suis pas avocate, je ne peux pas les représenter.

La collaboration entre ces deux services n’est pas une obligation, cela dépend des cas, des dossiers et des besoins du justiciable (ndlr : la victime). Ce suivi est entièrement gratuit et sa durée dépend vraiment des besoins. Comme l’explique Patricia, "chaque situation est différente et a ses propres complexités, sa gravité…". Si vous souhaitez contacter un de ces services, vous pouvez trouver un assistant de justice au sein de la maison de justice de votre division judiciaire ou en vous rendant sur la plateforme victimes.be de la FWB.

Envie d’en savoir plus ? Les capsules "Les secrets du métier" sont diffusées les dimanches à 20h08 sur La RTBF et disponibles à tout moment sur Auvio.

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