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Focus: inquiétude sur la baisse de la consommation de bière en Belgique

Focus: inquiétude sur la baisse de la consommation de bière en Belgique
20 nov. 2013 à 08:58Temps de lecture1 min
Par Aline Devolder

Bruxelles, capitale mondiale de la blonde, de la brune et de l'ambrée. Pourtant aujourd'hui, Sven Gatz, qui dirige la fédération des brasseurs belges, a des craintes pour l'avenir. Car le Belge se détourne toujours plus de cette boisson nationale. "Les 40 dernières années, le Belge a bu chaque année 1 litre à 1,5 litres de moins d'année en année". Résultat: il y a 40 ans, chaque Belge consommait 120 litres de bières par an. Aujourd'hui il en boit à peine plus de 70. Les ventes baissent, surtout dans les cafés. La bière n'a vraiment plus la cote: les ventes ont chuté de 20% entre 2007 et 2012.

La pils perd du terrain

Yvette Mooten, vice-présidente du secteur Horeca wallon avance quelques explications: "La bière dans le secteur horeca avait la cote quand elle était à un prix acceptable, elle augmente chaque année, ça devient difficile. En plus, la société a changé.Les gens buvaient des tournées autour de la table. Maintenant le portefeuille fait en sorte que chacun paie sa consommation". Résultat : c’est la traditionnelle pils qui perd du terrain. Les ventes de pils caracolent toujours en tête mais sont néanmoins en baisse et le volume de ventes de bière spéciales ne compense pas.

Tant que l'on exporte

La tendance est aux bières plus sophistiquées et plus chères, qu'on déguste avec beaucoup de sagesse. Comme chez Cantillon, cette petite brasserie bruxelloise, référence en matière de lambic et de gueuze. Ici, on met 3 ans pour faire une bière. Jean Van Roy, arrière-petit-fils de brasseurs, n'a pas de mal à écouler ses stocks, mais à l’étranger. Il exporte les trois quarts de sa production. Car aujourd’hui l’ensemble des producteurs belges de bières exportent cinq fois plus qu'en 1980. "Si l'étranger n'est plus cette manne financière, là ça pourrait devenir problématique. Probablement pas pour les toutes grosses brasseries, probablement pas pour les petites brasseries. Mais pour les brasseries de taille moyenne, un problème pourrait se poser".

L'exportation et le développement de bières locales de dégustation, voilà aujourd'hui ce qui permet aux brasseries belges de continuer à vendre et à investir. En espérant que le marché domestique se redresse un jour, mais ça, c'est une autre histoire.

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FOCUS: la crise de la pils

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