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Fêtes de famille et mariages annulés : "En 12 ans d'activité, du jamais vu"

Mariages et noces d'or annulés: "En 12 ans d'activité, je n'ai jamais dû gérer ça"

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14 mars 2020 à 15:14 - mise à jour 14 mars 2020 à 15:14Temps de lecture1 min
Par Charlotte Legrand

Cela fait parfois plus d’un an que ces événements étaient en préparation. Un peu partout dans le pays, des futurs mariés, des jubilaires, se voient contraints de reporter les festivités. Du côté des organisateurs, on passe aussi par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Les pertes sèches s’accumulent.

"Du sang froid !", voilà ce dont Geoffrey Mahieu a le plus besoin, en ce moment. Organisateur d’événements depuis 12 ans, il fait face à une situation inédite. Lorsque nous le rencontrons, ce samedi matin, les tables sont encore dressées tout autour de nous. "Ici vous avez les tables destinées à un banquet d’étudiants. La fête devait se dérouler ce vendredi soir. J’avais proposé de maintenir le repas, mais d’annuler la soirée. Tout a finalement été annulé". Dans la pièce juste à côté, là aussi, les tables n’attendent plus que les convives. Et ils ne viendront pas.

Pas de fête ni d'invité...

"Ces personnes venaient fêter des noces de diamant. Soixante ans de mariage donc… Public à risque, évidemment. Et la fête prévue ce midi était de toute façon interdite". Les deux événements prévus ce week-end ont pu être reportés à une date ultérieure. "Ce n’est pas toujours facile de faire comprendre aux gens qu’il faut trouver une date parmi un agenda déjà bien rempli, parfois ce n’est pas la date rêvée, mais chacun doit y mettre du sien, c’est une situation exceptionnelle…" A l’heure actuelle, il estime avoir perdu "entre 6 et 700 couverts".

Des questions déjà, pour l'organisation des communions
Des questions déjà, pour l'organisation des communions © C Legrand

Cet organisateur a contacté ses assurances, pensant être couvert. "Hé non. C’est pour notre pomme. Si je devais fermer suite à un sinistre, un incendie, alors les assurances intervenaient, mais pas dans le cas présent !" Geoffrey Mahieu continue d’être très sollicité par téléphone. "Notamment des clients qui s’inquiètent pour des communions, prévues fin avril, ou courant du mois de mai. Il est un peu tôt pour prendre des mesures, tant que Monsieur le curé n’a pas décidé de reporter la communion… Nous maintenons la réservation. On verra, dans les prochains jours ou les prochaines semaines !". Le mois de mai lui laisse encore un peu de latitude, vu la présence de plusieurs "ponts". "Cela offre possibilités supplémentaires, pour répondre à de nouvelles demandes".

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