Il y a 10 ans, à la veille des fêtes de fin d’année, l’interdiction de fumer dans les lieux publics a été imposée à tous, y compris aux restaurants et aux cafés. Pour la Fédération Horeca, cette mesure signifiait la mort annoncée des bistrots.
Et effectivement les chiffres de l’office belge de statistiques vont dans ce sens. Il y a aujourd’hui 20% de cafés en moins qu’en 2009. Le nombre de faillites a également augmenté de plus de 20% en 10 ans.
Bien que l’interdiction de fumer ne soit pas la seule explication à ce marasme, elle n’a rien arrangé selon Yves Colette, président de la section cafetier de la Fédération Horeca Wallonie.
"On est, à peu près, à 3000-4000 fermetures sur 10 ans et il n’y a presque plus de création d’établissements. On a poussé les fumeurs à l’extérieur, donc il y a des nuisances sonores pour les voisins. Il y a aussi des nuisances au niveau de la propreté. Certaines villes veulent supprimer les chauffages aux terrasses pour des raisons écologiques. Au final, ils sont dans une situation compliquée : on ne va plus au café, il y a des faillites en cascade, et les gens n’ont plus envie de faire cette profession."