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Felice Mazzu : "Je ne crains pas que l’on craque physiquement"

Felice Mazzu, entraîneur de l’Union, avant le match de la 3e journée des Playoffs contre le FC Bruges

Avec deux matchs prévus entre les deux candidats au titre en l’espace de 4 jours à peine (Union-FC Bruges dimanche, FC Bruges-Union mercredi), les playoffs 2021-2022 pourraient bien connaître un tournant décisif. Si elle signe un 6/6, l’Union pourrait même être sacrée mercredi au Stade Jan Breydel. Mais elle n’a jamais réussi à battre (ni même à marquer contre) les Blauw en Zwart cette saison… Entretien avec le coach saint-gillois, Felice Mazzu.

- Le double affrontement contre Bruges sera-t-il le tournant des Playoffs pour le titre ?

- C’est évidemment un moment important, mais je ne pense pas qu’il va être aussi décisif que tout le monde semble le penser. Je pense que le match de dimanche (je penserai à l’autre ensuite) sera évidemment très important pour les deux équipes, mais il reste trois matchs derrière, et après le deuxième match contre Bruges, il en restera encore deux derrière avec des points à distribuer. Mais c’est un moment important, c’est vrai, puisque nous sommes les deux premières équipes au classement, et que tout ce qui tourne autour de ces deux équipes apporte beaucoup d’émotion, d’intensité, une atmosphère différente.

- Est-ce préférable, comme c’est le cas, de commencer par jouer Bruges chez vous, et d’ainsi peut-être pouvoir vous y déplacer avec un bonus de points intéressant ?

- Honnêtement, je n’en sais rien. Je sais juste que nos supporters feront beaucoup de bruit et c’est ce que je leur demande d’ailleurs parce qu’on a vraiment besoin d’eux. On sera dans des conditions connues. On sait aussi que les supporters à Bruges peuvent faire pas mal de bruit dans leur stade, donc il y a du pour et du contre. On verra comment Bruges évoluera chez nous. Disons que si le fait de recevoir d’abord doit être un avantage, ça le sera grâce à nos supporters.

- Vous avez battu tout le monde cette saison, sauf Bruges (1/6), vous avez marqué des buts contre tout le monde sauf contre Bruges, c’est vraiment l’équipe la plus difficile à jouer ?

- C’est une équipe très difficile à jouer parce qu’elle possède beaucoup de qualités, beaucoup d’expérience. C’est une équipe qui a déjà gagné des titres. Ce sont tous des facteurs dont il faut tenir compte. Après, dans le contenu des deux matchs contre Bruges, je pense qu’on a eu assez de situations pour marquer, on a juste manqué d’efficacité à certains moments. Donc, si on pouvait se retrouver dans les mêmes conditions de match, mais en étant plus efficaces, je pense qu’on serait très contents.

- Le fait que de nombreux observateurs citent Bruges comme champion, cela vous vexe, ou cela vous place dans une situation un peu plus confortable ?

- Dans aucune des deux positions. Moi, j’essaie de relativiser. Quand on analyse une équipe et qu’on la cite par rapport à un objectif donné, on tient compte de l’acquis. Et l’acquis, c’est l’expérience de Bruges, ce sont des titres. Donc, je pense qu’il est normal de citer Bruges comme favorite. Mais la vérité se fera sur le terrain, et non autour. A nous de prouver qu’on est capable de rivaliser avec ce grand Bruges.

- On sait que vous aimez mettre en exergue des petites phrases pour motiver vos joueurs. Avez-vous prévu quelque chose de spécial pour ce match-ci ?

- Non, on ne va rien faire de spécial. Mais vous savez comme moi que le mental est un aspect extrêmement important dans le sport. Et donc oui, si j’ai l’une ou l’autre phrase à sortir, je le ferai. Mais il faudra sentir le contexte, il faudra sentir le moment, et sentir aussi la qualité de l’adversaire.

- Vous parlez du mental. Comment va l’Union physiquement ? Lors du dernier match de la phase classique, l’entraîneur du Beerschot avait déclaré que vous seriez sans doute un peu "justes" pour tenir l’ensemble des playoffs…

- Je le comprends. Il avait été positif lors de notre dernier match et j’accepte cette analyse parce que Greg Vanderidt est quelqu’un de franc et honnête. Donc, oui, ça aurait pu être une possibilité parce que notre noyau est plus court, il est plus petit et qu’on a souvent joué avec les mêmes joueurs, mais je pense que mes gars font de la bonne récupération, s’entretiennent bien grâce à notre cellule médicale et notre préparateur physique, donc honnêtement je ne crains pas que l’on craque physiquement.

- Quand on voit que Van Der Heyden, Kandouss ou Lapoussin ne sont plus systématiquement titulaires, on se dit que votre noyau n’est pas si petit que cela et que vous avez quand même des possibilités de rotation…

- Oui, quand je dis qu’il est plus petit, cela ne veut pas dire qu’il est insuffisant. Mon noyau est suffisant, et tant que la mentalité reste bonne, on a des options en cas de problème à gauche ou à droite. Après, ce sont des choix. Des choix de moments, des choix de gars qui sont plus en forme ou moins en forme. Et c’est la raison pour laquelle les joueurs auxquels vous faites allusion, pour le moment, sont sur le banc.

- Qu’est-ce qui vous permet de croire que vous pouvez battre Bruges dimanche, et que vous allez le faire ?

- La grosse envie de mon groupe. Cette éducation qu’ils ont installée depuis deux ans et qui fait qu’ils veulent gagner chaque match. Ils jouent chaque match avec cette approche, cette philosophie positive qui les fait aller de l’avant pour ne pas avoir de regrets.

- S’entraîner quotidiennement à un jet de pierre du dernier club champion surprise il y a 25 ans (ndlr. : le Lierse, en 1997), c’est un signe du destin ?

- Je l’ai appris il n’y a pas plus longtemps que deux ou trois semaines. Le Lierse a été champion en s’entraînant sur les terrains qui sont désormais devenus les nôtres. Si on peut se montrer superstitieux et croire à ce signe du destin, faisons-le. On verra…

Antwerp - Union Saint-Gilloise : 01 mai 2022 (0-0)

Champions Playoffs - 2eme journée

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