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Faux avis, promotions mensongères en ligne : le consommateur européen mieux protégé

Faux avis, promotions mensongères en ligne : le consommateur européen mieux protégé. Photo d'illustration.

Si vous avez l’habitude de faire du shopping en ligne sur des plateformes comme Amazon ou encore eBay, ceci va vous intéresser. Une nouvelle réglementation entre en vigueur ce samedi pour mieux protéger les consommateurs. Tout part de la directive européenne Omnibus.

Concrètement, qu’est-ce qui change ?

La chasse aux faux avis

Se fier aux avis laissés sur les sites de vente en ligne par d’autres consommateurs, à propos de la qualité ou encore la fiabilité d’un produit, vous incite sans doute à franchir le cap de l’achat ou de la réservation de vos vacances. Ces commentaires vous donnent peut-être même l’impression de faire une bonne opération, en confiance. Mais parfois, ils s’avèrent peu fiables, voire inventés.

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Désormais, la nouvelle réglementation interdira ces faux avis : publier ou demander à quelqu’un de publier un faux avis ou ne garder que les avis positifs en supprimant les négatifs est interdit et donc passible de sanctions. Cette pratique est considérée comme déloyale. Alors, pas sûr que cela enraye complètement la pratique, mais cela pourrait en décourager certains. La prudence reste donc de mise.

Les "pseudos" réductions

Une offre attrayante, une annonce de pourcentage sur un produit et vous êtes prêt à craquer pour passer une commande. Mais, à y regarder de plus près, le prix annoncé comme étant une promotion est en réalité le prix de base. Une pratique peu honnête mais répandue.

Désormais, les vendeurs doivent mentionner le prix de référence, le plus bas durant une période d’au moins 30 jours précédant la promotion. Le but ? Démontrer au consommateur que la réduction annoncée n’est pas trompeuse. De quoi éviter l’utilisation de pratiques commerciales malhonnêtes. 

"C’est une pratique qui existait en Belgique il y a quelques années et qui a été supprimée mais qui est réintégrée aujourd’hui" se réjouit Jean-Philippe Ducart, porte-parole de Test-Achats. "C’est quelque chose que l’on demandait depuis pas mal de temps donc c’est une victoire pour nous, parce qu’elle permettra plus de transparence notamment pendant la période des soldes."

La transparence dans les "places de marché" en ligne

Les marketplaces (Amazon, Zalando, etc.) se multiplient sur les sites de vente en ligne. Mais le marchand est-il un professionnel ou un particulier ? Il n’est pas toujours évident de savoir à qui vous avez affaire. La plateforme devra donc informer l’acheteur sur le statut du vendeur.

En effet, si c’est un particulier qui vend un produit sur le marketplace d’une grande plateforme, les règles de protection du consommateur ne s’appliquent pas. Désormais, les plateformes devront indiquer clairement le responsable du service fourni et à qui l’acheteur doit s’adresser en cas de problème et de litige.

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Aussi, sur ces marketplaces, la transparence sera de mise pour justifier le résultat des recherches. Autrement dit, si le vendeur a payé pour apparaître en haut dans le classement, cela doit apparaître clairement aux yeux de l’acheteur.

Mieux coller à la réalité du numérique

Cette législation européenne a aussi surtout pour objectif d’homogénéiser les sanctions jusqu’à présent très variables d’un Etat à l’autre. D’autant que ce marché, le commerce en ligne, ne connaît pas vraiment de frontière.

Est-ce que cette nouvelle réglementation est suffisante ? "C’est certainement un moyen de dissuasion pour certains", explique Jean-Philippe Ducart, "et c’est peut-être moins évident pour les opérateurs évoluant à l’étranger et, en tout cas, à l’extérieur de l’Union européenne. Mais c’est une avancée importante."

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