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Faut qu’ça bouge ! Le salon Horizons offre des perspectives aux jeunes

Faut qu’ça bouge ! Le salon Horizons offre des perspectives aux jeunes
21 avr. 2021 à 09:434 min
Par RTBF La Première
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Les jeunes sont bousculés dans leurs habitudes, restreints dans leurs contacts et leurs déplacements, entravés dans leurs études ou leurs activités professionnelles. Ils sont guettés par la fatigue et l’épuisement à force d’isolement et d’incertitude, … et pourtant, ils se sont révélés prêts à se rendre utiles, prompts à s’engager, enclins à relever les défis, bref déterminés à prendre leurs responsabilités et à construire aujourd’hui une société à leur image. Le Bureau International Jeunesse (BIJ) propose, ces 20, 21 et 22 avril, le salon Horizons (online). Avec des rencontres, du volontariat, des stages… autant d’opportunités pour réaliser des projets en Belgique et à l’international.

Citoyens aujourd’hui, les jeunes sont nombreux à se bouger et à vouloir s’impliquer. Ils trouveront au salon Horizons de quoi s’inspirer et s’engager.
 

 

Horizons : une première édition très originale

L’accès au salon est complètement gratuit, souligne Laurence Hermand, directrice du Bureau International Jeunesse (BIJ). En vous inscrivant en ligne sur l’événement Eventbrite du salon Horizons, vous recevez le lien pour télécharger le logiciel du salon. Vous créez votre avatar, qui va rentrer dans ce monde virtuel où vous allez pouvoir assister à plus de 240 activités, présentations, débats.

Le salon est très original, c’est un mix entre un monde virtuel et un jeu vidéo. Vous y entrez avec votre avatar, mais vous utilisez votre voix réelle pour communiquer.

Le salon vise à rassembler les personnes, il est ouvert à tous ceux qui sont intéressés par les projets que les jeunes peuvent mener : les jeunes bien sûr, mais aussi les parents, les grands-parents, les enseignants, les éducateurs… .

On y trouve des présentations d’outils, des programmes de mobilité à l’étranger ou en Belgique, en particulier le volontariat, comme le service civique ou le programme Bel-J, qui permet des échanges entre les 3 communautés, française, flamande, germanophone. Des débats aussi pour réfléchir ensemble aux valeurs, à la créativité à développer en ces temps particuliers.
 


>> Inscriptions ici : http://salon-horizons.eventbrite.be/


 

Les projets du BIJ

Le BIJ a habituellement pour objectif de financer la mobilité internationale des jeunes, ce qui n’a plus été possible au cours de cette année. L’idée a donc été, face à la détresse et à l’isolement des jeunes, de modifier les appels à projets et les programmes de mobilité, en leur offrant la possibilité de réaliser des projets au niveau de leur commune, province ou région.

Plus de 200 projets ont ainsi été financés et au total, c’est plus de 3000 jeunes qui se sont engagés de façon solidaire dans des projets intergénérationnels, citoyens, explique Laurence Hermand.

Certains projets étaient menés par les travailleurs de jeunesse, animateurs ou éducateurs de rue ou autre, au sein des maisons de quartier, des maisons de jeunes, des organisations de jeunesse, des centres culturels, des théâtres. Mais il y a eu aussi des projets entièrement portés par des jeunes seuls, au service de la collectivité. Aide alimentaire, garderie pour aider les parents, radio web avec une maison de retraite, potagers collectifs,…

Nora Bouloufa, une jeune qui fréquente une maison de quartier à Evere, a ainsi participé au projet Brigade mobile d’Evere. Elle s’est engagée pendant le confinement à l’Action solidaire en composant et en livrant les colis. Elle a ensuite participé au nettoyage de certains quartiers, à la désinfection de plaines de jeux. Cela l’a beaucoup aidée à briser l’isolement et à se sentir utile dans un cadre sécurisant, accompagnée par un éducateur.
 

A souligner : la créativité des travailleurs de la jeunesse

Un réseau européen de chercheurs a enquêté sur les conditions du travail de la jeunesse. Le BIJ a coordonné cette recherche pour la partie francophone du pays, via une enquête en ligne et des panels, explique Jean-François Guillaume, docteur en sociologie et professeur à l’ULiège.

L’étude montre que les travailleurs de la jeunesse (maisons des jeunes, aide en milieu ouvert, secteur associatif, qui proposent des activités extra-scolaires avec les jeunes… ) ont fait preuve, lors du premier confinement, de beaucoup de créativité pour que le lien soit maintenu, à travers les réseaux sociaux et des animations à distance.

"L’été a ensuite été une période enchantée, une parenthèse où on a pu rouvrir et réorganiser des activités, naturellement avec des limites, d’où l’investissement dans la découverte de l’environnement local".

La difficulté s’est accentuée avec le 2e confinement. A partir d’octobre-novembre, les choses se sont vraiment compliquées, a constaté Jean-François Guillaume. "L’état d’esprit des travailleurs aujourd’hui, c’est cette impression de vivre une période marquée par la fatigue, l’usure, l’imprévisibilité, l’incertitude. C’est extrêmement pesant. Malgré tout, ils font preuve de créativité. Mais celle-ci a toutefois ses limites, il y a des choses qu’on ne peut pas faire dans n’importe quelles circonstances."

Les travailleurs de la jeunesse subissent aussi cette absence de contacts, parce que la relation est au coeur même de leur activité envers les jeunes. Il a fallu aller les rechercher sur les réseaux sociaux ou en allant à leur rencontre. Et leur proposer quelque chose qui est de l’ordre d’un défi collectif, des choses concrètes à faire à plusieurs.

"Il y a peut-être aussi un caractère positif dans ce défi : il ne s’agit plus de se protéger contre le virus, mais de faire quelque chose pour. D’avoir une contribution à un enjeu sociétal. On n’est plus sur la défensive, on est associé à des actions concrètes. Et les travailleurs de jeunesse ont bien senti que quand les activités étaient construites sur ce modèle-là, ils avaient l’adhésion des jeunes."
 

Et aussi :

Le Sommet de l’Inspiration Professionnelle, aura lieu du 22 au 28 avril. Il est gratuit sur inscription sur le site Inspire-moi un métier.

Il vise à réinspirer, et en particulier les jeunes : les amener à avoir cette démarche de connaissance d’eux-mêmes, avant de faire un choix de métier.

L’idée du sommet, c’est aussi de se dire : comment cette période, qui est très challengeante mais qui nous ramène à l’intérieur de nous, peut être une chance pour se remettre en mouvement, dans une direction plus alignée avec qui on est, explique Camille Rimbault, fondatrice d’d’Inspire-moi Un Métier.

 

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