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Faut-il craindre le projet éolien wallon? Relisez notre chat

Chat lundi 12h: Faut-il craindre le projet éolien en Wallonie?

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31 oct. 2013 à 10:45 - mise à jour 04 nov. 2013 à 11:55Temps de lecture2 min
Par Céline Biourge

L'enquête publique sur l'implantation des éoliennes en Wallonie s'est terminée ce jeudi. L'idée est de dresser une cartographie recensant des lots de territoire au potentiel de développement d'éoliennes. Mais ce cadre de référence éolien est loin de faire l'unanimité. Les critiques sont parfois virulentes.

Récemment, onze personnalités scientifiques issues de quatre université (essentiellement ULg mais aussi UCL, VUB et Gand) ont également déclaré que cette cartographie était "inexploitable et truffée d'erreurs méthodologiques".

Pour sa part, le ministre Philippe Henry avait parlé sur l'antenne de La Première de "craintes démesurées". Ce lundi, il répondait directement à vos questions sur ce sujet dans notre chat de midi.

Beaucoup d'internautes y ont fait part de leurs préoccupations, notamment par rapport aux très décriées nuisances sonores issues du fonctionnement des éoliennes, quand elles se trouvent à proximité des habitations. Ce à quoi Philippe Henry a répondu que "le gouvernement wallon adoptera prochainement des normes sectorielles pour le bruit". Il entend ainsi "répondre à l'arrêt du conseil d'Etat" pour que "les choses soient plus claires pour tous".

Le ministre de l'Aménagement du territoire a, en outre, justifié cette enquête publique sur l'implantation des éoliennes en Wallonie par le fait que, selon lui, "la Belgique était jusqu'il y a peu très en retard en matière de développement renouvelable". "Par rapport à nos objectifs européens, dit-il, mais aussi pour notre propre avenir, l'économie et l'emploi que cela génère".

D'autres internautes s'inquiétaient plus d'une possible "discrimination" entre "riverains habitant en zone d'habitat et hors zone d'habitat". A nouveau, Philippe Henry a voulu rassurer. Pour lui, "il s'agit justement d'appliquer les mêmes critères du cadre de référence à tous".

Jean-Paul Donnay, professeur au département de géographie à l'ULg, était également notre invité. Il a à nouveau critiqué une carte dont il s'est demandé si "elle était suffisamment aboutie pour faire l’objet d’une enquête publique". Renvoyant à l'analyse qu'il a rédigées avec dix autres personnalités scientifiques, il a rappelé qu'elle a pour but de "montrer que la carte n’est pas 'sincère' ni 'fiable'".

Philippe Henry répond qu'il "regrette" cette "polémique" "En l'occurrence, dit-il, il n'y a jamais eu de méthode d'ensemble et transparente comme celle qui a été mise en oeuvre. L'enquête publique est bien là pour entendre l'avis de tous et ensuite pouvoir y répondre".

Philippe Lejeune, professeur à Gembloux Agro-Bio Tech (Ulg) et auteur de la cartographie, a lui aussi participé au chat, que vous pouvez relire dans son intégralité ci-dessous.

RTBF

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