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Football

Facebook Live de La Tribune – Cécile De Gernier : "Les Red Flames plafonnent un peu, il va falloir du changement, et qu’elles passent un palier !"

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Dans le Facebook Live en préface de La Tribune ce lundi, Cécile De Gernier a répondu à vos questions ! Le Standard, l’Union Saint-Gilloise, Bruges ou encore les Red Flames, notre consultante n’a éludé aucun sujet. Petit zoom sur les Flames.

Qu’attendre de l’année 2022 pour notre équipe nationale belge ? "Les qualifs pour la Coupe du Monde en avril, ça devrait passer assez facilement […] Même si ça ne sera pas juste une partie de plaisir, il faudra rester attentif. Tous ces matches serviront à préparer l’Euro. Mais je pense que cet euro va être compliqué. On l’a vu contre la Norvège en novembre, qui était d’un autre calibre que l’on rencontre assez souvent, ça a vraiment été compliqué. Le groupe de l’Euro c’est avec la France, qui pour moi n’est pas jouable. Alors c’est mon avis et j’espère que le groupe pense différemment. L’Italie c’est compliqué, ça joue de mieux en mieux. Et puis l’Islande c’est une nation assez connue du football féminin. Je pense qu’on peut malgré tout facilement rivaliser avec l’Islande. L’Italie sera un peu notre challenge. Mais ça va être une belle compétition en Angleterre, avec du public, beaucoup de public, ils remplissent Wembley. Ça va être une belle expérience."

Mais où en sont les Red Flames en ce début d’année cruciale ? "Je pense que pour le moment, les Red Flames plafonnent un peu. Il va falloir un tout petit peu de changement. Un tout petit peu ou beaucoup d’ailleurs. On parle de plus en plus du départ, ou pas, du coach à un moment. Mais il va valoir qu’elles passent un palier parce qu’il y a des objectifs à atteindre. Fixés par la fédération, par l’équipe, par les joueuses elles-mêmes. Je trouve qu’elles plafonnent un tout petit peu et on l’a vu contre la Norvège par exemple."

Quel objectif faut-il atteindre pour dire que l’Euro soit réussi ? "Un Euro réussi, ce serait d’atteindre les quarts (ndlr. en accrochant une des deux premières places en phase de groupe). Je pense que ça doit être l’objectif ? Ça ne veut pas dire qu’on va l’atteindre… Ça va être compliqué, mais je pense que ça doit être l’objectif. Un Euro réussi passerait par là ou en tout cas par le fait de bien figurer contre la France et l’Italie et une victoire contre l’Islande, ce serait un minimum. Pour évaluer la progression je pense qu’il faut viser les quarts. J’imagine que c’est l’objectif du groupe."

Atteindre les quarts pour gommer un petit complexe d’infériorité ? "Ça leur permettrait en tout cas de se dire qu’elles sont 'capables de'. C’est ce qui s’est passé avec la génération dorée des Diables rouges à un moment. Il a fallu des résultats et il a fallu que tout le monde se rende compte qu’on était capable de quelque chose. Nous petits Belges, petit pays, on a les qualités pour. Jouer des grosses équipes, faire des résultats contre des grosses équipes, comme ça a été le cas à l’Euro 2017. Contre le Danemark, la Norvège, les Pays-Bas, même si c’était une défaite. Elles ont joué le finaliste et le vainqueur de l’Euro, elles ont battu la Norvège. C’était quand même un Euro qui était vraiment réussi, peut-être dans l’euphorie. Mais il faut garder cet enthousiasme d’une jeune nation, qui n’a pas grand-chose à perdre en fait, à part dans son pays. Mais à l’international, on n’a rien à perdre dans cet Euro, on est le petit poucet."

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