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F1 : Pierre Gasly et Red Bull, la structure qui coupe les ailes

Si Pierre Gasly espérait faire son retour au sein de l’écurie Red Bull, le Français peut faire une croix sur cette option, puisque l’équipe vient de reconduire le contrat de Sergio Perez pour les saisons 2023 et 2024. Le Mexicain restera donc l’équipier de Max Verstappen (sous contrat jusqu’en 2028). La porte de l’équipe A de la marque au taureau se referme donc une nouvelle fois devant Gasly. Promu chez Red Bull en 2019 avant d’être rétrogradé à mi saison dans l'écurie soeur (Toro Rosso), le pilote normand attend donc toujours sa chance de pouvoir jouer les premiers rôles en Formule 1. Pour le faire il devra aller voir ailleurs, mais les options sont très minces pour l’instant.

Même si Pierre Gasly rêvait sans doute d'un retour chez Red Bull, le pilote Alpha Tauri n’est pas naïf et sait que le deuxième baquet de l'équipe cloisonne celui qui y prend place au rôle de porteur d’eau de Max Verstappen dans un team 100% tourné vers le champion du monde (demandez plutôt à Sergio Perez). Or, le Français rêve de pouvoir jouer sa carte. Depuis son retour dans l’équipe B de la structure au taureau rouge (Alpha Tauri), Gasly a prouvé qu’il avait les épaules solides et donné la plus belle des réponses à ses dirigeants : 1 victoire à Monza en 2020 et 2 autres podiums (Brésil 2019 et Azerbaïdjan 2021). Il entretenait donc sans doute l’espoir d’être à nouveau promu dans la seconde Red Bull.

Mais d’un autre côté, aurait-il été sain et opportun de retourner dans un team qui ne l’a pas ménagé psychologiquement durant son (court) séjour aux côtés de Verstappen. C’est bien connu, Christian Horner et Helmut Marko n’ont pas l’habitude de faire dans le sentiment quand il s’agit d’aligner le meilleur duo dans leurs monoplaces. Ils ont "éjecté" Gasly après la trêve estivale 2019 comme il l’avait fait avec Daniil Kvyat en 2016 (après une saison en 2015 et quatre courses l'année suivante). Le Russe avait alors été remplacé par un certain Max Verstappen (victorieux dès son premier GP avec Red Bull). Pas beaucoup plus de longévité dans le team pour Alex Albon qui aura tenu une saison demie.

Sergio Perez intouchable en 2022

Soyons honnêtes, au vu de la saison 2022 de Sergio Perez (1 pole, 1 victoire et trois fois 2e), il était impensable d'imaginer Red Bull se séparer de lui. Difficile de donner tort à l'équipe d'avoir prolongé son contrat. En plus de cela, le Mexicain a une nouvelle fois prouvé lors du GP d'Espagne qu'il jouerait la carte Verstappen et respecterait son rôle de n°2 à merveille. L'option d'un retour de Gasly chez Red Bull en 2023 semblait donc particulièrement lointaine voire inexistante pour le Français contraint de rester dans une Alpha Tauri moins performante qu'en 2021.

Selon Helmut Marko, "l’herbe ne sera pas plus verte ailleurs" pour Pierre Gasly. Mais que peut encore lui offrir la structure autrichienne si ce n’est une saison 2023 de bataille en milieu de peloton ? Le bonheur et les espoirs de victoires ne se trouvent certainement plus du côté du taureau rouge, même si le Français garde évidemment à l’esprit qu’il doit son début de carrière au Red Bull Junior Team.

AFP or licensors

Gasly chez McLaren ?

Malheureusement les envies d’ailleurs ne suffisent pas pour Gasly lié à Red Bull jusqu’à fin 2023. De nombreux observateurs (dont l’ex-pilote Felipe Massa) s’accordent à dire qu'il a suffisamment démontré qu’il méritait un volant dans une équipe de pointe. Mais s’il veut partir avant le terme de son contrat, il faut forcément un baquet libre, et surtout une voiture compétitive. Et à l'heure actuelle, aucun des deux ne sera facile à trouver.

Chez Mercedes, Lewis Hamilton a paraphé un contrat jusque 2023 tandis que George Russell constitue l’avenir de l’écurie. Les deux baquets Ferrari de Charles Leclerc et Carlos Sainz sont quant à eux (théoriquement) bouclés jusque fin 2024. Chez Alpine, même si Fernando Alonso va voir ailleurs, le jeune Oscar Piastri (3e pilote du team) est dans les starting-blocks. Mais une surprise n’est jamais à exclure en F1 et une marque française alignant un duo bleu-blanc-rouge pourrait donner des envies à certains en cas de départ d’Alonso.

En dehors de cela, Aston Martin, Alfa Romeo, Williams et Haas ne constituent pas des options "compétitives" à longs termes. Reste donc la (seule ?) piste McLaren où Daniel Ricciardo est plus que jamais sur la sellette. Depuis son arrivée au sein de la structure de Woking, l’Australien est dominé par Lando Norris. En 29 courses, Ricciardo est entré 15 fois dans les points pendant que son jeune équipier britannique a intégré le top 10 à… 25 reprises. Depuis plusieurs semaines on commence à sentir une certaine impatience du côté de Zak Brown, patron de l’équipe. Et dans le cas d’une séparation des deux parties, la piste Pierre Gasly semble assurément la plus pertinente.

L’avenir de Daniel Ricciardo pourrait donc constituer le point de départ du marché des transferts. Si McLaren "débarque" l’Australien, cela pourrait offrir une porte de sortie à Pierre Gasly. De quoi s’émanciper d’une structure qui a coupé plus d’ailes qu’elle n’en a données.

 

GP Monaco 2022 : Victoire de Sergio Perez

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