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Moteurs Formule 1

F1 Espagne : la menace Verstappen plane au dessus du trône de Charles Leclerc

F1 Espagne : la menace Verstappen plane au dessus du trône de Charles Leclerc
19 mai 2022 à 12:443 min
Par Thibaut Rinchon avec AFP

Max Verstappen débarque en Espagne pour la 6e manche du championnat du monde de Formule 1 après avoir frappé deux très grands coups lors des précédents grands prix (à Imola et Miami). En deux courses, le Néerlandais a tout simplement fondu sur Charles Leclerc, toujours leader du championnat, en passant de 46 à 19 points de retard sur le Monégasque. Le pilote Red Bull tentera donc de remettre cela en Espagne pour se rapprocher encore de son rival ou même prendre le contrôle du championnat.

Charles Leclerc et Ferrari occupent toujours les sièges de leaders – position que ni l’équipe, ni le pilote n’ont encore quittée cette saison. Mais elle est plus fragile que jamais, bien entamée par les deux victoires consécutives de Verstappen.

Après la démonstration du champion du monde en titre en Emilie-Romagne (Italie) fin avril, sa victoire à Miami il y a deux semaines lui a permis de se rapprocher considérablement de Leclerc à l’issue d’une course que le pilote de la Scuderia n’a jamais vraiment pu dominer.

"Pour le moment, il semble que Red Bull ait le dessus dans les courses", a d’ailleurs reconnu le Monégasque en Floride.

Red Bull et Ferrari sont pour l’instant les seules voitures capables de gagner, puisqu’aucune autre écurie n’a placé un pilote aux deux premières places dans ce début de saison.

On peut donc s’attendre à un nouveau duel roues contre roues entre Leclerc et Verstappen en Espagne, avec en embuscade leurs coéquipiers, Sergio Pérez chez Red Bull et Carlos Sainz chez Ferrari. L’Espagnol tentera sur ses terres de regagner une confiance ébranlée par un début de saison marqué par deux abandons et plusieurs sorties de piste, lui qui rêve d’une première victoire en Formule 1.

 

Fiabilité contre rapidité

Depuis le début de la saison, la RB18 ne cesse d’être développée, contrairement à sa concurrente au cheval cabré qui reste toujours pour l’heure la monoplace des essais hivernaux. Les rouges n’ont pas encore apporté d’évolutions sur le F1-75, mais cela devrait être le cas ce week-end à Barcelone.

"Dans les prochaines courses, ce pourrait être notre tour d’essayer de développer autant que possible la voiture […] Nous n’avons pas l’argent à dépenser pour des améliorations à chaque course", a défendu le patron Mattia Binotto, qui rappelle que chaque écurie a un plafond budgétaire à respecter pour la saison.

"A un moment donné, Red Bull arrêtera de se développer", a-t-il déclaré.

Sur le papier, si la Scuderia domine les débats, talonnée par l’écurie autrichienne seulement six points derrière, en piste, la vitesse de pointe des Red Bull s’annonce encore comme un avantage certain ce week-end.

Mais il y a un aspect qui pourrait jouer des tours aux troupes de Horner et Verstappen : la fiabilité. Si la RB18 paraît redoutable en performance pure, elle a déjà, à plusieurs reprises cette saison, montré des signes de fébrilité : double abandon à Bahreïn, abandon pour Verstappen en Australie, nouveaux soucis mécaniques pour le Néerlandais en essais libres à Miami et nouvelle alerte moteur pour Sergio Perez en course sur la piste floridienne. Cela fait beaucoup pour une équipe qui joue le titre. "Nous avons encore quelques problèmes que nous devons résoudre", a reconnu Verstappen à l’issue du GP de Miami.

"Fin du premier quart-temps"

Après une trentaine de GP depuis 1991 et les essais hivernaux tous les ans entre 2014 et 2020 puis en 2022, pilotes et écuries connaissent par cœur la piste catalane.

Si Verstappen tentera de remporter sa première manche espagnole depuis 2016 (la première victoire de sa carrière), son rival pourrait devenir le premier vainqueur Ferrari au GP d’Espagne depuis Fernando Alonso en 2013.

Derrière, Mercedes, actuellement troisième au championnat des constructeurs, semble impuissante face aux Ferrari et aux Red Bull. En proie depuis le début de saison à des problèmes de performance, l’écurie championne du monde en titre des constructeurs compte sur la manche espagnole pour enfin comprendre et dompter sa monoplace à l’aérodynamique originale.

La marque à l’étoile compte bien ne rien lâcher : "Comme on dit dans le basket, nous arrivons à Barcelone à la fin du premier quart-temps. Nous savons qu’une fois que nous avons converti les enseignements en performance de piste, il reste encore beaucoup de temps à jouer", a assuré son patron Toto Wolff.

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