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Belgique

F-16 belges dans la coalition: des restrictions à l'usage de la force

F-16 belges dans la coalition: des restrictions à l'usage de la force

Nos six F-16 devraient donc être opérationnels dès ce samedi, mais ils n'interviendront pas en Syrie. Ils seront servis par quelque 120 militaires belges.

Même si cette opération vise à détruire le groupe terroriste État islamique, la Belgique émet des restrictions concernant l'usage de la force.

"La Belgique s'interdit par exemple d'utiliser des armes de saturation de zone, des sous-munitions... Elle n'en a plus d'ailleurs, indique André Dumoulin, du Centre d'études de sécurité et défense et professeur à l'ULg. Il y a un certain nombre de critères qui font qu'il faut éviter à tout prix les dommages dits collatéraux et, donc, dans un certain nombre de situations, il peut y avoir des restrictions à tel ou tel bombardement."

La particularité du conflit en territoire irakien devrait cependant faciliter le travail des pilotes belges et éviter ces dommages collatéraux. Les avions de chasse F-16 sont d'ailleurs équipés en ce sens.

"Je pense que, dans le théâtre qui est celui de l'Irak aujourd'hui, avec l'environnement actuel, ce sera beaucoup moins compliqué de prendre une décision s'il devait y avoir des difficultés à considérer qu'une cible est toute proche de populations civiles. De toute manière, les F-16 sont équipés de systèmes de 'zoom' qui permet de déterminer si, par rapport à la puissance d'une bombe, celle-ci sera ou non létale à l'extérieur de sa zone de destruction et qu'elle pourrait donc toucher et tuer des innocents."

Les avions belges entreront en action pour le compte de la coalition contre l'État islamique dont le commandement sera essentiellement américain, explique par ailleurs André Dumoulin. "C'est une coalition internationale et, à partir du moment où nous avons affaire à cette coalition et que les Américains la dominent en quelque sorte, nous serons sous un commandement unifié américain, en ce qui concerne les frappes en tout cas. L'autorité irakienne aura cependant tout de même son mot à dire, car nous sommes quand même sur son territoire pour ces frappes. Enfin, les autorités jordaniennes également, puisque les avions vont décoller depuis une base en Jordanie."

Aline Wavreille

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