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Regions Liège

Examens : à la Haute Ecole Libre Mosane, le nombre de recours a doublé en deux ans

En période de délibération, les étudiants du supérieur introduisent de plus en plus souvent un recours pour contester le déroulement de leurs examens. C’est en tout cas le constat de l’Helmo, la Haute Ecole Libre Mosane. A Liège, elle compte environ 8800 étudiants.
Les recours externes devant le conseil d’Etat sont eux, extrêmement rares. A peine un cas ou deux par an pour l’Helmo. Mais en interne, le nombre de procédures a plus que doublé en deux ans. Entre 2019 et 2021, le nombre d’élèves qui a contesté son évaluation est passé de 74 à168. Et les étudiants sollicitent aussi de plus en plus souvent l’aide d’un avocat.

Sur 168 recours, 8 décisions seulement en faveur de l’étudiant

Durant cette semaine, Isabelle Mouraux, la responsable des affaires académiques de la Haute école Libre Mosane examine les recours des étudiants qui contestent leur cote. Mais toutes les plaintes ne sont pas recevables : "un étudiant, par exemple, ne peut pas contester le fait qu’une enseignante lui a mis une cote parce que l’enseignante ne l’apprécie pas ou d’autres choses comme ça."

Il faut constater une irrégularité dans le déroulement de l’épreuve. "Par exemple, c’est le fait qu’un examen a duré deux heures alors que le temps prévu était e trois heures. Il peut dénoncer le fait d’avoir déplacé l’horaire d’examen un autre jour sans l’avoir prévenu ou la non-désignation d’un membre d’un jury et il n’a pas été prévenu…" Mais il est rare que la décision soit en faveur de l’élève. Pour l’année passée, sur 168 recours, 8 décisions seulement ont été modifiées par le grand jury. En 2020, sur 119 recours, toutes les décisions ont même été maintenues et à peine deux ont été modifiées en 2019 sur 74 recours.

De plus en plus d’étudiants font appel à un avocat et ça coûte cher

L’Helmo constate aussi que de plus en plus d’étudiants font appel à un avocat. "Il y en a de plus en plus. A partir du moment où l’étudiant peut se faire accompagner, il saisit peut-être l’opportunité de se faire accompagner quand on est dans une procédure disciplinaire et dans le cadre des jurys de délibération, c’est peut-être plus facile pour dénoncer une irrégularité mais la première chose qu’ils feront, c’est d’abord se retourner vers l’association des étudiants ou la FEF." Car faire appel à un avocat coûte cher : "pour chaque dossier qui ira par exemple, au Conseil d’Etat, ça coûte aussi bien à l’étudiant qu’à la haute école aux alentours de 3000 euros !". Une démarche juridique donc souvent réservée à une population estudiantine aisée.

Du côté de la Fédération des étudiants francophones, on rappelle que l’aide juridique est gratuite. Mais on ne constate pas là, d’augmentation des dossiers de recours.
 

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