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Sous couverture

Évadez-vous en compagnie de ces romans !

Évadez-vous en compagnie de ces romans !

Nous ouvrons le onzième chapitre de Sous Couverture en compagnie de Sébastien Rongier et Ariane Le Fort. Au menu du jour : une cabane, du miel et une princesse Entre autres !

Sébastien Rongier pour “Je ne déserterai pas ma vie”, éd. Finitude, 2022

Thierry Bellefroid reçoit dans le salon de Sous Couverture l’écrivain Sébastien Rongier pour son roman "Je ne déserterai pas ma vie" publié aux éditions Finitude. La vie dont il est question, c’est celle de Mary Reynolds, artiste surréaliste américaine, collectionneuse d’art moderne, connue pour ses reliures et sa liaison avec Marcel Duchamp.

Elle débarque à Paris au début des années 20 et s’installe dans le quartier Montparnasse dans le 14e. Dans la maison qu’elle occupe avec Marcel Duchamp, se réunissent la crème des artistes, de Cocteau à Beckett, en passant par Dali, Brancusi…

Quand la guerre éclate, Marcel Duchamp gagne New York. Mary décide de rester et fera de sa maison une plaque tournante de la Résistance, après avoir intégré le réseau Gloria fondé par la fille du peintre Picabia, Gabrielle, et Jacques Legrand.

Ariane Le Fort pour “Quand les gens dorment”, éd. Onlit, 2022

Ariane Le Fort explore avec précision et ironie les ressorts du désir amoureux. Jeannette et Pierre se sont rencontrés dans des circonstances particulières. Ils apprennent à s’aimer mais le fil de la vie va les amener à faire des choix. Ariane Le Fort aborde régulièrement dans ses livres l’évolution de l’amour et la manière dont les couples peuvent s’épanouir en dehors des codes et faire que leur relation reste vibrante.

“Réminiscences” de Gorian Delpâture : Maurice Maeterlinck

Aujourd’hui, nous allons parler du seul Prix Nobel de littérature belge : Maurice Maeterlinck. Une grande star du théâtre et de la littérature durant la première moitié du 20èmesiècle. Le grand maître du symbolisme qui a reçu le Prix Nobel de littérature en 1911. J’ai retrouvé pour vous une archive de sa seconde épouse, la comédienne Renée Dahon. Nous sommes en 1959. Maeterlinck est mort 10 ans plus tôt et sa veuve présente le 1ertome du "Théâtre inédit" de Maeterlinck. On y trouve 3 pièces dont "L’abbé Setubal" écrit au Portugal en 1940. Renée nous raconte sa première lecture publique du texte de son mari.

La chronique de Lucile Poulain : "Cabane" de Millie Duyé, éd. Le nouvel Attila, 2022

La petite fille que vous vous apprêtez à rencontrer est en train de jouer, et vous êtes donc invités à monter à bord de son embarcation pour le moins houleuse, près de son lit d’enfant. Chahutée entre un père trop parfait et une mère trop folle, le voyage s’annonce quelque peu chaotique.

L’histoire de cette gamine très attachante va vous emmener au gré de ses déménagements, pour la plupart pénibles qui la laissent toujours entre deux eaux, soit dans une maison trop grande et vide où les meubles Ikea règnent en maîtres, soit dans une autre où les autocollants Pokémon servent de déco sur les portes et les murs.

Deux salles deux ambiances donc, ce qui n’est pas facile pour une petite fille de se créer une identité. Vous allez entrer dans ce monde de l’enfance où tout est possible…

La chronique d’Odile Vanhellemont : “La princesse au visage de nuit” de David Bry, éd. Pocket, 2022

Le roman s’ouvre sur un accident de voiture étrange, faisant deux victimes. Quelques jours plus tard, Hugo, un trentenaire parisien, débarque dans son village natal paumé pour assister aux funérailles de ses parents, et leur souhaiter bien amicalement d’aller pourrir en enfer.

Ça fait vingt ans qu’il n’est pas revenu. Vingt ans depuis une nuit tragique dont Hugo ne se souvient plus. La nuit où il a été placé en foyer d’accueil. La nuit où il a perdu ses deux meilleurs amis quand ils sont partis chercher la princesse au visage de nuit.

Vieille légende rurale, cette princesse mystérieuse exauce les vœux des enfants qui viennent la trouver, ou les tue. Figure salvatrice et maléfique à la fois, on lui impute des disparitions depuis le Moyen Âge. Dans le village, il se murmure qu’elle serait derrière ce fameux accident de voiture du début, celui qui a tué les parents d’Hugo. La princesse serait-elle de retour après 20 ans ?

La chronique de Caroline Etienne : “Entre les abeilles et nous, une très ancienne alliance” de Marie-Claire Frédéric – Ed. Albin Michel, 2022

Il nous plonge dans l’univers passionnant des abeilles. L’abeille accompagne l’homme depuis la nuit des temps, bien avant le développement de l’agriculture.

Il y a 5 millions d’années, les australopithèques, comme les autres primates chassaient déjà les nids d’abeilles mellifères. D’ailleurs, on estime que les abeilles faisaient déjà leurs nids, il y a environ 100 millions d’années. Grâce à ce livre, vous ferez un incroyable voyage dans le temps mais aussi un tour du monde des plus anciennes représentations connues de la récolte du miel.

La chronique surprise : Adeline Fleury, avec “Poupée volée”, d’Elena Ferrante, éd. Gallimard, 2017

Pourquoi Leda interrompt-elle brusquement ses vacances ? Enseignante à l’université de Florence, seule depuis que ses deux filles sont parties rejoindre leur père au Canada, elle passe quelques semaines au bord de la mer et, parmi les estivants qu’elle observe chaque jour sur la plage, s’intéresse surtout à une famille, une véritable tribu. Elle se lie plus particulièrement d’amitié avec Nina, jeune femme mariée à un homme plus âgé, et à sa fille Elena, qui semblent très complices et comme étrangères à une famille un peu rustre. Cette rencontre constitue pour Leda l’occasion de réfléchir à ses rapports avec ses propres filles, qu’elle a abandonnées pendant trois ans alors qu’elles étaient encore enfants, et à une maternité qu’elle n’a jamais pleinement assumée. Saura-t-elle se montrer à la hauteur cette fois ?

La chronique de fin de Thierry Bellefroid, "Marilyn : Ombre et lumière " de Norman Rosten, éd Seghers, 2022

Parmi la pléthore d’ouvrages consacrés à Marilyn Monroe, le témoignage de Norman Rosten, paru en 74 aux Etats-Unis, est certainement le plus authentique.
Poète, romancier, dramaturge et scénariste, Norman Rosten a été (avec sa femme Hedda) l’un des proches de Marilyn durant les sept dernières années de vie. Il l’avait rencontrée un jour de pluie par l’intermédiaire du photographe Sam Shaw (l’un des plus importants de la carrière de Marilyn, auteur de la photo de couverture).

Shaw, en balade avec la comédienne à Brooklyn, s’était réfugié chez ses amis les Rosten pour échapper aux trombes d’eau. En comprenant à tort qu’elle s’appelait " Marion ", les Rosten avaient d’abord pris la jeune fille aux cheveux trempés pour une starlette, petite amie de Shaw. Avant de comprendre que c’était la tête d’affiche de Sept ans de réflexion, récent triomphe au box-office.

 

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