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Europe : pour Christine Lagarde, le Pacte de stabilité n’imposera "certainement pas les mêmes règles"

Christine Lagarde, la présidente de la BCE, le 16 décembre 2021
20 janv. 2022 à 10:13 - mise à jour 20 janv. 2022 à 10:172 min
Par Belga

Le Pacte de stabilité budgétaire en Europe n’imposera "certainement pas les mêmes règles" à l’avenir, a affirmé jeudi la présidente de la BCE Christine Lagarde qui ne voit toutefois pas de révision des plafonds de déficits se profiler d’ici l’an prochain.

A l’issue de discussions européennes lancées en octobre et visant à trouver un consensus parmi les Etats membres pour modifier les critères encadrant les finances publiques, "ce ne seront certainement pas les mêmes règles" qui s’appliqueront, a commenté la dirigeante de la Banque centrale européenne au cours d’un entretien sur France Inter.

Ces critères de stabilité, qui imposent un déficit public sous les 3% de PIB, une dette sous les 60%, ainsi que des trajectoires de retour à l’équilibre pour les Etats qui ont dépassé ces limites, ont volé en éclat en raison des sommes considérables dépensées pour faire face à la crise sanitaire.

Or, pour la patronne de la BCE, les règles de 3% et 60% "sont inscrits dans des textes qu’il faudrait modifier pour qu’ils disparaissent", à l’unanimité des Etats membres.

 

Macron veut" repenser le cadre budgétaire"

"En 2023 on ne serait pas au rendez-vous", a-t-elle ajouté, en référence au retour attendu de ces règles après une suspension en raison du Covid-19.

Pour la patronne de la BCE, l’Europe pourrait davantage agir sur "les modalités d’interprétations" des règles.


A lire aussi : Pour le chancelier allemand Olaf Scholz, le pacte de stabilité doit rester la "base" budgétaire dans l’Union européenne


"Je ne pense pas qu’on puisse de façon réaliste s’attendre à des changements fondamentaux sur les critères de dette et de déficit, pour lesquels il faudrait une modification des traités", avait déjà affirmé cette semaine le ministre allemand des Finances, le libéral Christian Lindner.

Cette prise de position laisse augurer des discussions difficiles sur la réforme du Pacte de stabilité, le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire ayant de son côté jugé "obsolète" la règle sur les 60% de dette publique.

Le président français Emmanuel Macron a pour sa part affirmé en décembre vouloir "repenser le cadre budgétaire", estimant que "la question n’est plus pour ou contre le 3%. Elle est dépassée".

Nouveaux billets

Sur les prochains billets de banque de la zone euro, actuellement à l'étude, Léonard de Vinci et Simone Veil feraient de bons modèles, a plaidé aussi jeudi la patronne de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde.

"Il faut trouver de grands vrais Européens au fil de l'Histoire pour que l'on puisse se reconnaître", a remarqué la dirigeante de la BCE, interrogée sur France Inter.

Parmi les candidats potentiels, Christine Lagarde a cité "Leonard de Vinci de toute évidence, dans les plus récents Simone Veil clairement".

Leonard de Vinci de toute évidence, dans les plus récents Simone Veil clairement

Pour convenir à tous les Européens lors de son introduction en 2002, la monnaie commune s'était dotée, sur ses sept billets, d'arcs romans ou gothiques, ou encore d'éléments architecturaux modernes.

Vingt ans plus tard, la BCE a annoncé début décembre son projet de nouveaux dessins sur les billets en euros d'ici 2024.

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