Belgique

Europe et USA ont les mêmes préoccupations quant aux jeunes endoctrinés

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est entretenu avec Didier Reynders au sujet des jeunes endoctrinés

© Mark Wilson/Getty Images/AFP

24 avr. 2013 à 13:20 - mise à jour 24 avr. 2013 à 13:54Temps de lecture2 min
Par Belga News

"Bien sûr, nous avons le même problème. Nous venons d'avoir une jeune personne qui est allé en Russie, (en) Tchétchénie, qui a fait sauter des gens à Boston. Il n'est pas resté là où il est allé, mais il a appris quelque chose là-bas et il est revenu avec la volonté de tuer des gens", a-t-il affirmé à la presse à l'issue d'une rencontre au Palais d'Egmont avec les ministres belge et canadien des Affaires étrangères, Didier Reynders et John Baird.

Didier Reynders a pour sa part fait état d'une préoccupation partagée à propos des jeunes et des adultes qui partent combattre à l'étranger - comme en Syrie, aux côtés de l'opposition au régime du président Bachar al-Assad - puis qui reviennent au pays.

"Notre démocratie est ouverte à tout le monde. Mais que faire des jeunes qui reviennent avec l'intention de tuer", s'est-il interrogé.

John Kerry, qui bouclait mercredi sa première visite en Belgique depuis son entrée en fonction le 1er février dernier après avoir participé lundi à une réunion ministérielle à l'Otan, a pris un petit déjeuner avec ses homologues belge et canadien.

"Je crois que le monde en a assez des gens qui n'ont pas de croyance, qui n'ont pas de valeurs en matière d'emploi, d'éducation, d'Etat de droit, mais qui veulent simplement tuer des gens parce qu'ils n'aiment pas ce qu'ils voient. Il n'y a pas de place pour cela" au 21ème siècle, a dit le chef de la diplomatie américaine à la sortie de la rencontre.

Il faisait allusion deux auteurs présumés de l'attentat commis lors du marathon de Boston, qui a fait trois morts et 264 blessés le 15 avril. Il s'agit de deux frères originaires de Tchétchénie, une république du Caucase russe, Tamerlan et Djokhar Tsarnaev.

"Nous devons, tous, faire un meilleur travail pour communiquer avec les gens quelles sont les options qu'offre la vie. Et nous sommes ouverts. Les démocraties sont ouvertes aux personnes qui participent à la démocratie, et non qui tuent", a ajouté John Kerry.

"Nous sommes déterminés, tous, à protéger nos citoyens et à faire au mieux pour réduire les capacités du terrorisme dans le monde. Et cela ne se fera pas seulement avec une forte sécurité. Cela viendra aussi de relations fortes que nous construisons (...) dans nos sociétés, de sorte que les jeunes ont l'occasion de regarder vers l'avenir", a-t-il poursuivi.

Didier Reynders a aussi évoqué la "mondialisation" du terrorisme. "Nous pouvons prendre des mesures contre la radicalisation et nous pouvons essayer d'empêcher que des mineurs ne partent à l'étranger. Mais quid des jeunes et des adultes qui se trouvent déjà en Syrie, au nord-Mali ou en Afghanistan. Il n'y a pas de solution simple. C'est pour cela que la coopération internationale est nécessaires", a-t-il dit.

Avant de boucler son séjour en Belgique, John Kerry s'est entretenu avec le président afghan Hamid Karzaï et le chef de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Kayani, afin de tenter d'améliorer les relations entre les deux pays voisins dans la perspective du retrait d'une grande partie des troupes internationales d'Afghanistan.


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