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Europa League : Barcelone - Naples, le titre et rien d'autre pour les Catalans ?

Gavi et ses coéquipiers reçoivent Naples ce jeudi, lors des 16es de finale de l'Europe League.

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17 févr. 2022 à 08:30Temps de lecture3 min
Par Arthur Roels

Barcelone - Naples, c'est de toute évidence l'affiche de ces 16e de finale d'Europa League. Une confrontation alléchante où la pression sera surtout mise sur les épaules du Barça. Largués à 15 points du Real en Liga, les Catalans n'ont pas le choix que de viser uniquement la victoire finale dans cette compétition secondaire. Tout autre résultat serait synonyme de saison ratée. Et si le Barça avait tout à perdre ? 

L'un connaît la compétition par coeur et l'autre n'y a jamais participé. Naples s'est qualifié pour la 9e fois à la phase à élimination directe de l'Europa League, un record. Les Italiens ont par ailleurs déjà remporté le titre en "Coupe de l'UEFA" une fois en 1989, bien aidés par un certain Diego Maradona. Cette année encore, ils ne comptent pas viser les places d'honneur.

Après 17 années consécutives de participation aux huitièmes de finale de l'UEFA Champions League, le club catalan retrouve quant à lui cette compétition de seconde zone. Leur dernière apparition à pareil échelon européen remonte à la saison 2003-2004. A ce moment-là, le tournoi répondait au doux nom de "Coupe de l'UEFA". Ce n'est en effet que lors de la saison 2009-2010 que l'Europa League, comme on la connaît aujourd'hui, pointe le bout de son nez. 

Le 11 mars 2004, les Barcelonais avaient alors perdu en huitièmes de finale au terme de la double confrontation face au Celtic Glasgow (1-0 aller, 0-0 retour). Les Catalans possédaient dans leurs rangs de grands noms, mais qui n'avaient pas encore atteint leur apogée. On peut citer entre autres Victor Valdés, Carles Puyol ou Ronaldinho. La paire mythique espagnole en était à ses prémices : Iniesta avait alors 19 ans et Xavi, 24. Une autre époque.

De l'âge d'or du Barça à la dégringolada

La suite, on la connaît. Une montée en puissance jusqu'à l'apothéose en 2009, année au terme de laquelle le FC Barcelone de Pep Guardiola remporte 6 trophées officiels. Une première dans l'histoire du football. S'en est suivie une période faste pour le Barça, grâce notamment à son légendaire trio d'attaque composé de Messi, Suárez et Neymar.

Mais voilà, depuis le départ du Brésilien et la fin de la MSN il y a 4 ans et demi, le FC Barcelone n'a jamais réussi à trouver des successeurs dignes de ce nom. Et pourtant, depuis 2017, le club catalan a déboursé 552 millions d'euros, rien que pour des attaquants. Les Dembélé, Coutinho ou autres Griezmann avaient de quoi séduire, sans pour autant jamais réussir à s'imposer.

Il semble désormais loin le temps de la remontada face au PSG, dernier vrai coup d'éclat des Blaugranas en Ligue des Champions, avant d'enchaîner les déceptions et les humiliations dans la compétition reine de l'UEFA. Une descente aux enfers qui s'est poursuivie cette année avec 7 points glanés lors de la phase de poules, mais surtout 2 buts marqués pour 9 encaissés. Si les Barcelonais veulent poursuivre l'aventure européenne, il faudra incontestablement faire mieux face à Naples. Avec 17 buts concédés en 24 matches cette saison en Serie A, les Gli Azzurri possèdent la meilleure défense parmi les clubs des 5 grands championnats européens, juste derrière Manchester City et Séville. 

Un Barça en reconstruction face à un Naples en confiance

Provisoirement à la 4e place de la Liga, synonyme de qualification pour la Ligue des Champions, le Barça semble pourtant avoir retrouvé des couleurs depuis quelques matches. Même si le bilan de Xavi est loin d'être exceptionnel depuis son arrivée (7 victoires, 5 nuls, 4 défaites), le coach espagnol semble en train d'insuffler une nouvelle énergie dans son équipe. Un fond de jeu retrouvé, une victoire avec la manière contre l'Atlético le 6 février et des recrues décisives. Un Barça en reconstruction, qui souffre encore trop défensivement mais qui fait tout doucement plaisir à revoir. 

Pour Barcelone, pas le choix. Ajouter un nouveau titre à son palmarès serait plus un lot de consolation qu'autre chose mais il permettrait surtout de sauver une saison un peu catastrophique. Les Catalans subiront sans doute une pression mise plus sur eux que sur n'importe quelle autre équipe encore présente en Europa League. Mais les Napolitains, solides troisièmes de Serie A, sont prévenus, une bête blessée est toujours dangereuse. 

Coup d'envoi à 18h45 au Camp Nou, pour un match où les attentes sont grandes des deux côtés mais dans lequel le Barça ne peut pas se permettre de faux pas. 

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