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Etats-Unis: journée ultime avant une paralysie gouvernementale

John Boehner, le président de la Chambre à majorité républicaine, le 28 septembre 2013 au Capitole à Washington

Le Sénat américain reprend ses travaux à 18H00 GMT et devrait rejeter un projet de loi de finances adopté dans la nuit de samedi et dimanche par la Chambre des représentants, renvoyant ainsi les négociations à la case départ à moins de dix heures du début de l'exercice budgétaire 2014.

Sans allocation de nouveaux crédits, les agences fédérales pourraient mettre en congés sans solde plus de 800.000 employés jugés non essentiels, réduisant au minimum vital l'effectif des administrations -- un acte pur d'"automutilation", a estimé samedi le président Barack Obama dans son allocution hebdomadaire.

Un éventuel dénouement pourrait intervenir lundi soir, dans les dernières heures précédant l'échéance, mais beaucoup disaient ne plus y croire.

"Nous savons ce qui va se passer. (Lundi) le Sénat va revenir en session. Et la position de la Chambre (...) sera encore rejetée, et nous nous retrouverons face à la perspective de l'arrêt des opérations gouvernementales à minuit lundi, mardi matin", a dit dimanche le sénateur démocrate Richard Durbin sur la chaîne CBS.

La Chambre a adopté un projet de budget de deux mois et demi, qui donnerait jusqu'au 15 décembre pour négocier un budget formel pour le reste de 2014. Mais, sous pression des élus du Tea Party, deux amendements ont été ajoutés au texte: le report d'un an de l'entrée en vigueur d'un volet central de la loi de réforme du système de santé signée Barack Obama (2015 au lieu de 2014), et la suppression d'une taxe sur les appareils médicaux créé par cette loi.

Une provocation, selon les sénateurs démocrates, qui refusent de toucher à l'une des réformes majeures du premier mandat de Barack Obama.

Plan de secours?

En avril 2011, une confrontation similaire n'avait été résolue qu'une heure avant la date limite par un accord de financement de sept jours.

Face à l'éventualité de la première paralysie fédérale depuis 1996, chaque camp a tenté dimanche de gagner préventivement la bataille de l'opinion publique.

"C'est le président qui dit qu'il fermera l’État fédéral si on ne lui donne pas tout ce qu'il veut sur +Obamacare+", a expliqué le sénateur républicain Rand Paul sur CBS. "Pour moi, cela montre que le président est intransigeant et refuse tout compromis".

"La stratégie de la corde raide du président de la Chambre M. Boehner ne vise pas à éviter une fermeture de l’État fédéral, c'est uniquement un subterfuge pour rejeter la faute sur les autres, mais cela ne marchera pas", a déclaré le sénateur démocrate Charles Schumer.

Mais un dirigeant républicain de la Chambre, Kevin McCarthy, a laissé entendre dimanche que les républicains préparaient un nouveau plan de secours.

AFP

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