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Et si les produits de la mer étaient le futur de notre alimentation ?

Et si les produits de la mer étaient le futur de notre alimentation ?
28 sept. 2021 à 07:002 min
Par RTBF TENDANCE avec AFP

Algues, coquillages, fruits de mer... En pleine expansion, les produits alimentaires "aquatiques" pourraient constituer un rempart pour réduire l'empreinte carbone et lutter contre le fléau de la malnutrition. C'est la conclusion de chercheurs de l'université de Californie à Santa Barbara (États-Unis), auteurs d'une vaste étude publiée dans Nature.

Une empreinte carbone inférieure à celle de produits carnés

Les auteurs des travaux ont rassemblé des données extraites d'une centaine d'études réalisées sur un large éventail d'espèces de fruits de mer. Le but de ces recherches était d'explorer la durabilité environnementale des aliments aquatiques, le potentiel de croissance des petits producteurs et les risques climatiques auxquels sont confrontés les systèmes alimentaires aquatiques.

"Les aliments 'bleus' se classent très bien dans l'ensemble et constituent une excellente option pour une alimentation durable", précise Benjamin Halpern, co-auteur de l'étude.

D'un point de vue environnemental, les produits de la mer comme le tilapia (poisson élevé en Asie, Amérique du Sud et l'un des plus consommés au monde), le saumon, le poisson-chat et la carpe ont une empreinte comparable à celle du poulet, soit la viande à l'impact carbone le plus faible.

Et si l'on regarde du côté des plus petits produits de la mer, comme les sardines et les anchois ou encore les mollusques (notamment les bivalves) ou les algues, l'impact carbone est inférieur à celui du poulet, soit à toutes les formes de viande produites à partir d'animaux terrestres. 

Des ressources alimentaires bien fragiles !

L'étude estime par ailleurs que plus de 2.500 espèces ou groupes d'espèces de poissons, de mollusques et de crustacés, de plantes aquatiques et d'algues sont capturés ou cultivés dans le monde pour l'alimentation, fournissant des moyens de subsistance et des revenus à plus de 100 millions de personnes et nourrissant un milliard de personnes.

Mais pour obtenir ces résultats, encore faut-il que les systèmes alimentaires durables soient bien gérés et nos océans préservés, notamment en luttant contre la pêche intensive et la pollution, qui menacent les capacités de reproduction et la survie des espèces marines.

Les chercheurs mettent l'accent sur le fait que les régions où les populations dépendent le plus des systèmes alimentaires aquatiques sont généralement celles les plus menacées par le changement climatique et les moins bien équipées pour répondre et s'adapter à ces risques. C'est notamment le cas en Afrique, en Asie du Sud et du Sud-Est et dans les petits états insulaires en développement.

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