Chroniques

Et à la fin, il n’y aura pas de miracle

Les coulisses du pouvoir

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Le codeco d’hier ne s’est pas soldé par de grandes nouveautés. Les mesures de soutien actuelles sont prolongées, pour le reste, pas de miracle dit Alexander de Croo. Après le “quoi qu’il en coûte”, le “pas de miracle” est un abrupt retour sur terre.

Déception

"Pas de miracle", c’est sans doute la phrase que tout le monde retiendra de ce Codeco. "Pas de miracle", comme prévu la TVA à 6% sur le gaz et l’électricité est prolongée, le tarif social élargi dont bénéficie un million de ménages aussi. C’est une mesure importante, qui protège les plus fragiles.

Pas de miracle. Mais des consultations avec le secteur bancaire pour permettre de reporter le remboursement de crédit hypothécaire. On pourrait donc rembourser son gaz et son électricité plutôt que son loyer.

Pas de miracle pour les industries non plus, il y aura des consultations avec le secteur.

Pas de miracle, la taxation des superprofits des entreprises énergétique devra attendre des calculs plus précis.

Pas de miracle, un éventuel blocage des prix devra attendre une décision européenne le 9 septembre (où il n’y aura peut-être pas de miracle).

Pas de miracle, on ne chauffera plus les bâtiments fédéraux qu’a 19°.

Et puis, pas de miracle, on fermera la lampe, le soir avant de partir.

Vague de réactions

Pas de miracle, le codeco a été immédiatement critiqué par l’opposition et par beaucoup de citoyens sur les réseaux sociaux.

Oui, l’annonce du Codeco a suscité une attente importante, mais pas de miracle. Ce Codeco n’a pas, ou très peu, été préparé. Les ministres président régionaux, n’avaient pas du tout envie d’être là, associés à cette crise. Surtout la N-VA qui adore voir Alexander de Croo affaiblit.

Pas de miracle, une semaine avant le conseil européen où doivent se prendre des décisions clés…

Pas de miracle, pour ce qui dépend strictement de ses compétences, comme les surprofits ou la production nucléaire, au sein de la Vivaldi, les tensions sont vives.

Pas de miracle surtout, parce que l’Etat Belge est structurellement en déficit, il ressort très fragile du quoi qu’il en coûte du Covid. Il n’a pas les moyens de faire face dans la durée à une crise que tout le monde espérait temporaire.

Après le “quoi qu’il en coûte”, le “pas de miracle” est un abrupt retour sur terre.

Nouveau mantra

Pas de miracle, c’est malheureusement notre nouveau mantra. A la fin, la physique s’impose toujours.

Pas de miracle, l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre produit les effets prévus : sécheresse en Europe, déluge au Pakistan.

Pas de miracle, avec beaucoup moins de gaz Russe et la moitié du nucléaire français à l’arrêt, il n’y a pas assez de Kw pour tout le monde en Europe. Et pour réorienter une politique énergétique il faut une décennie.

Pas de miracle en physique et en politique les miracles sont des mirages. Avec 7 partis à Bord la vivaldi est tiraillée de toute part et le Premier ministre parfois conspué par des membres de son équipe dans un spectacle indigne.

Pas de miracle, la réponse des dirigeants belges déçoit beaucoup de monde. Sans réaction massue de l’Europe la catastrophe s’annonce. Lors des prochaines élections, l’électeur risque surtout de renverser la table et punir les partis au pouvoir. A la fin, il n’y aura, là non plus, pas de miracle.

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