Estaimpuis: l'obligation de porter le masque supprimée

A Estaimpuis, l’obligation de porter le masque disparaît

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18 août 2020 à 07:29 - mise à jour 18 août 2020 à 07:29Temps de lecture2 min
Par Maxime Dumoulin

On relâche la pression à Estaimpuis. C’était une des premières communes belges à imposer le masque en rue. Mais dès ce mardi, cette obligation disparaît.
Cela peut surprendre. Le masque est aujourd’hui incontournable partout ailleurs. Pourquoi ce retour en arrière ? Est-ce bien raisonnable ?

C’était le 27 juillet dernier : Estaimpuis était l’une des premières communes wallonnes à imposer le port du masque partout sur son territoire. Dès demain, cette obligation s’envole et dans la rue, les avis sont très partagés : "Je ne comprends pas, c’était une bonne mesure", déplore une riveraine. "Dans les rues, il suffit que l’on se croise d’un peu trop prêt, et les microbes s’échangent…". Pour un autre habitant de la commune, cette mesure a un sens, à moins que la population n’agisse de manière responsable : "Si chacun garde son masque avec lui et le met lorsqu’il sent que la distance physique est impossible à respecter, c’est logique. Seul dans la rue, porter le masque est inutile".

Montrer que les efforts ont un résultat

Mais au fond, pourquoi ce retour en arrière ? Dans les rues d’Estaimpuis, chacun semble habitué à porter son masque. La bourgmestre faisant fonction, Christine Dubus justifie la décision. Plus personne n’est positif depuis plusieurs jours à Estaimpuis, on peut donc se relâcher : "Ce n’est pas un retour en arrière, c’est un moyen pour la commune de montrer que les efforts ont un résultat, que l’épidémie diminue chez nous, et que l’on peut à présent agir au niveau local pour relâcher la pression. Cela dit, nous comptons sur la responsabilité de chacun, et demandons à tous nos citoyens de garder un masque sur eux à tout moment".

Yves Copppieters : "Ça a du sens"

Et qu’en pensent les experts ? Pour l’épidémiologiste Yves Coppieters, pouvoir réagir au niveau local, dans un sens comme dans un autre, c’est le but du testing. "Je pense aussi que l’on peut réduire les mesures, maintenir les décisions prises pas le CNS au niveau du port du masque dans les magasins, les lieux publics, mais en dehors, s’il y a peu de cas et de transmission, ça a moins de sens". L’épidémiologiste rappelle que le caractère frontalier d’Estaimpuis ne change rien. Comme toutes les communes Wallonnes, la France est une zone à surveiller.

C’est donc la fin du port du masque obligatoire à Estaimpuis. Une décision qui fera bien sûr l’objet de réévaluations en fonction de l’évolution de la pandémie.

Estaimpuis / Lobligation du masque est revue

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