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Est-ce que travailler moins peut aider la planète ?

Est-ce que travailler moins peut aider la planète ?
02 sept. 2021 à 17:303 min
Par Chloé Rosier

La semaine de 4 jours, les journées de 6 heures, tout cela pourrait-il aider à polluer moins et ainsi diminuer les changements climatiques ?

Comme on se posait déjà la question de savoir si le télétravail était vraiment moins polluant que le travail en entreprise, on se demande aujourd’hui si le fait de travailler moins, au-delà du bien-être que cela apporte, pourrait aider la planète.


Lire aussi : Le Japon propose une semaine de travail de 4 jours !


Une étude de 2011 (bien avant la pandémie et l’essaie mondial du télétravail) avait conclu que moins travailler pouvait avoir un impact positif notamment sur la pollution liée aux déplacements domicile-travail, à la durée pendant laquelle les lumières du bureau et les ordinateurs consomment de l’électricité et même en réduisant la consommation des gens eux-mêmes. Un rapport de l’ONG environnementale londonienne Platform, plus récent, soutient que la semaine de quatre jours pourrait réduire l’empreinte écologique des entreprises.

Juliet Schor, sociologue et économiste au Boston College, explique à gizmodo que des heures de travail plus courtes sont associées à des émissions de carbone plus faibles et que cela a été démontré notamment par son équipe mais par d’autres études également. Cependant, aucune étude n’a pas déterminé la cause exacte de ce fait établit, il y a juste des corrélations donc aucune manière de mettre en place des semaines d’heures de travail réduites qui pourrait avoir un impact incontestable sur le climat.

Ces pays et entreprises qui proposent des semaines allégées

Certaines entreprises, start-up et parfois même élus, dans différents pays du monde, se battent pour changer cela et proposer un rythme de travail qui puisse bénéficier tant à la planète, qu’au travailleur et même à l’employeur puisque, comme de nombreuses études l’ont déjà prouvé, des horaires réduits permettent aux travailleurs d’augmenter leur productivité jusqu’à 40% et de moins prendre de congés de maladie.

Par exemple, aux USA en ce moment, un représentant à la Chambre (Mark Takano) propose un projet de loi pour une semaine de travail de quatre jours et 32 ​​heures. Une révolution qui n’est pas près d’être acceptée mais qui montre une volonté même dans les hautes sphères politiques de changer notre manière de fonctionner.


Lire aussi : Rare et "contre-intuitif" : ces entreprises qui font le pari de la semaine de 4 jours


En Finlande, la jeune première ministre Sanna Marin était favorable dès son début de mandat à une semaine réduite à 4 jours ou à diminuer les journées de travail à 6 heures. "Nous devons adopter une vision claire et mettre en place des mesures concrètes afin que les Finlandais puissent bénéficier de journées de travail plus courtes et d’une meilleure conciliation entre le travail et la vie privée. Cela accroîtra la productivité du pays". Mais le plan n’a pas encore été accepté ni mis en place dans le pays.

En Islande, la semaine de 4 jours a prouvé que les employés étaient plus productifs, plus heureux et que l’empreinte environnementale des entreprises était diminuée. Comme l’explique The Independant, cette expérience au niveau national a été couronnée de succès sur plusieurs plans : le bien-être et la productivité. L’impact écologique n’ayant pas été évalué.

Au niveau des entreprises, Toyota en suède propose des journées de 6 heures à ses employés depuis plus de 15 ans après avoir tenté l’expérience et observé des employés plus heureux, plus productifs et une augmentation des bénéfices (nerf de la guerre).

Que pouvez-vous faire pour travailler moins à votre échelle ?

Puisque le système des entreprises n’est pas près de changer, dans un monde capitaliste où la croissance constante est de mise, vous pouvez peut-être essayer de changer votre manière de travailler. Cependant, cela ne va pas sans compromis, vous ne pourrez pas garder votre train de vie si vous passez en 4/5e.

Il vous faudra faire des choix en connaissance de cause, en calculant la diminution que vous pouvez vous permettre et surtout en évaluant le gain en bien-être, en temps pour vous, en repos mental que vous pourrez gagner en contrepartie d’un bout de salaire.
De nombreuses personnes ne peuvent bien évidemment pas se permettre ce genre de luxe qui pourtant pourrait aider la planète. C’est le serpent qui se mord la queue, l’incapacité de notre société à s’adapter à la planète et aux gens.

La réduction collective du temps de travail: vers la semaine de travail de 4 jours ?

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